mercredi 17 janvier 2018


L’hiver importun…





J’ai l’hiver importun,
Il engelure mes embruns
Sous la marée qui s’est figée
Sur mon fleuve d’intimité.










J’ai étendu ma blouse automnale
Sur mes émotions hivernales,
Il y a trop de degrés en moins
Dans ces airs gelés du matin.





J’ai le réchauffement climatique
Qui a des ratées épisodiques,
La froidure me fige le carbone,
Le temps sans règle déraisonne.

Il n’y a plus sur l’étang gelé,
Que des patins abandonnés...
Les lames de mon enfance,
Les pleurs de mon innocence…


Au fil des ours qui hibernent,
Mes yeux se givrent de cernes,
Les mois de cette ère glaciaire,
Figent de gels mes paupières.





Je retrouverai le sens de l’hiver opportun,
Si les petits hommes verts de mars, en juin
Percent de sous mes humeurs enneigées,
Pour faire bourgeonner les nouvelles idées.

samedi 13 janvier 2018

Un titre 34 
Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 
Chapitre 16

Des départs des uns et des départs pas des autres.

Tandis que les uns (qui étaient deux) prenaient acte de la défection de Saule, qui avait décidé de vivre dans la chênaie, (et non à ville de Lachenaie, où les seules chaînes qu’on trouve sont sur les pneus des voitures) les autres (qui eux n’étaient qu’un) rejoignaient (dilemme : le sujet est les autres, mais comme ils ne sont qu’un, pluriel ou singulier ?) Soda au pied de sa chute, pour lui éviter de tomber dans l’oubli.

Les uns et les autres étant les clones robotiques de Hal bien lu (pour que bien entendu se fusse, encore eût-il fallu que je le dise).

Soda, contrairement à son végétal ami, n’avait aucune intention de demeurer sur cette planète de demeurés. S’il fut déçu d’apprendre que son compagnon déféquait (ou dysfonctionnait ?) il ne lui en voulut pas pour autant : il se dit (et s’écouta le dire par le fait même) que Saule serait plus heureux au milieu des arbres que des hommes.

Précisons que s’il était au courant de la défécation de Saul au moment même où celui-ci faisait son besoin (son besoin de vivre parmi ses pairs, bien sûr), ce n’était pas parce que qu’il l’avait senti venir, mais parce que Hal qui était simultanément dans ses trois corps, lui avait fait part de ce qui se passait dans la chênaie au moment même où cela se passait (le moment présent crée des moments passés quand il passe, et des moments futurs quand il est dépassé).

-Mais comme je vais bientôt lui dire ce que je te dis maintenant, le lui dit-il (tout en maintenant qu’il lui dirait bientôt), j’ai une solution qui pourrait permettre de garder le contact avec Saule, même s’il ne sera plus sous contrat avec nous…

-Il deviendrait donc un contactant non contractant, en somme…

-Exactement, même si le résultat sera le fruit d’une division plutôt que d’une addition.

Pendant qu’il discutait avec Soda des opérations de maintenance qu’il comptait faire avec Saule, Hal se servit des armes secrètes de son robot clowné pour éliminer tous les gardiens Zorglubiens en les désintégrant.

Une fois cette formalité accomplie, Soda et Hal repartirent pour se rendre à la forêt de Saule (parmi les chênes). Ils n’avaient pas de temps à perdre, la bulle de Dyson qui servirait à isoler la planète et ses habitants du reste de l’univers (ou plutôt d’isoler le reste de l’univers de la planète et de ses habitants) était sur le point de s’activer.

Ils y allèrent donc d’un bon pas…

Une fois parvenue au bout de leurs bons pas, ils rejoignirent Saule et les deux parties restantes de la trinité robotique post Zorglubiens de Hal, qui les attendaient au pied d’une navette spatiale qu’ils avaient dérobé pendant les bons pas qui avaient conduit Soda et Tri (un tiers de la trinité robotique de Hal) jusqu’à eux…

 -Voilà donc le moment venu de nous séparer, dit Soda à Saule. Heureusement, comme Hal a proposé de te laisser un de ses clones robots comme garde du corps pour te protéger des  Zorglunbiens, advenant qu’ils prendraient mal notre trahison suivi de leur enfermement pour l’éternité et qu’ils voudraient se venger sur toi, et que ses clones robots partagent tous le même esprit, cela va faire en sorte qu’il restera en partie sur la planète en même temps qu’il sera sur le Spartacus, et donc que ses esprits étant partagés simultanément, il en découlera redonc que Hal sera en contact constant avec lui et avec toi, et que reredonc nous resterons en contact toi et moi et lui malgré l’adversité de l’espace qui nous séparera, et que multidonc nous ne serons séparés que par l’espace mais pas par le temps en raison de la simultanéité des pensées de Hal…

-Voilà qui est dit de manière claire et concise, lui répondit Saule. Alors maintenant que ces dits le sont, il vaudrait mieux que tu décolles, il ne reste plus que maintenant et quelques minutes avant résonne le Dyson et que tu ne puisses plus partir.


Sur ces paroles de départ, Soda embarqua dans la navette avec Hal, pour repartir vers le Spartacus…

dimanche 7 janvier 2018

Croque-vie Cuba

Dessins croqués sur le vif entre le 24 décembre 2017, et le 2 janvier 2018 à Cuba 


Hôtel Star Fish Quatro Palma, Varadero.

Sur le
bord
d'une piscine,
au soleil 
qui peine 
à faire fondre
leurs
corps
touristiques,
les passagers
des
continents 
attendent
que le 
bonheur
bronze leurs
trop pâles 
sentiments...






Pour  
le confort
assuré des 
toutriches
 opulents,
les hôtes 
îliens veillent
du matin 
jusqu'au 
soir à ce
que les
verres soient
toujours
pleins !
(Et les ventres
pour qu'il y
en ait encore 
à fondre
le lendemain !)
                                                                               





Ils vont sur la plage au sable doré, se faire bercer par les
vagues de la mare aux verts reflets. Et quand ils commencent 
à s'y ennuyer, il y a ''animacion'' pour les éveiller à coup
de jeux de fléchettes, et de bingos importés !





Et quand 
commence une
nouvelle
journée, d'un
balcon éloigné,
on peut observer
la quiétude
caribéenne
d'une pêche à
la ligne dans
les flots
de l'océgrand !



lundi 18 décembre 2017


Toutes les cheminées ne sont pas égales.

La charrette au vieillard postillonnant,

Survole en une nuit tous les continents,

Mais toutes les cheminées ne sont pas égales,

Dans cette distribution de rêves bancales…














À l’enfant collatéral, dans la rue en ruine,

Le Nicolas assaini explique d’une voix chagrine :

« Petit, je n’irai pas dans ton coin cette année,

Mon contrat est sans ta clause de désespéré. »






L’ancêtre du Pôle, au nord de la pauvreté,

Ne pourra malheureusement pas s’arrêter

Chez ceux aux demeures de sans-abris :

Il lui faut un toit pour poser son fourbi…




Et pour les reines de l'enfance,

Il aura l’étrenne pleine de déférence,

Mais pour les gueuses sans enfance,

Il n’aura que l'oubli de circonstances.





jeudi 14 décembre 2017



Croque-vie. (33)

Dessins croqués sur le vif, novembre 2017


145- Parc des Pionniers, Baie-Comeau







Par une journée
d’automne
au climat
qui déraisonne,
les gens vont
et viennent
sur le bord
de ce fleuve
tellement grand, 
que les regards
s'y perdent à
l’horizon.










146- Parc des Pionniers, Baie-Comeau







Certains alors,
dans de futiles
tentatives,
essaient
d’emprisonner
leur regard sur
une pellicule,
d’en conserver
la forme dans
les mailles du
temp. Mais…













147- Parc des Pionniers, Baie-Comeau







Le temps
n’a que faire
de leurs prétentions
sur son passage.
Il s’écoule à son
entendement,
sans considération
pour leurs rêves
et leurs désirs.
Les gens du bord
du fleuve ne
peuvent que…  












148- Parc des Pionniers, Baie-Comeau






...le regarder
passer sans se
presser. Et
c'est peut-être
là l'unique
manière de 
le figer
pour un moment : 
s’oublier 
à l’horizon de
ce fleuve tellement
grand, que le
temps s’y perd
lui-même
à l’occasion…













mardi 12 décembre 2017


Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 15 


Des proportions disproportionnées et des saules pleureurs.



Hal qui était en trois, se sépara en deux pour pouvoir retrouver Saule et Soda, puis les ramener en un (seul morceau). Bien qu’il conviendrait davantage (et il est toujours mieux de se plier aux convenances (même s’il ne convient pas toujours de s’y plier en deux)) de dire qu’il allait ramener un deux en un (seul morceau toujours) : ils avaient chacun une intégrité qu’ils ne tenaient pas à voir désintégrée !



Hal se fendit donc en deux pour envoyer deux et un de ses corps en deux groupes (s’il les avait séparés dans des proportions inégales, c’était parce que s’il en eût fait deux groupes d’un et demie, il eût bien trop diminué les moitiés qui accompagnaient les intégraux) avec les patrouilles d’affreux sales et méchants soldats zorglubiens. Les deux corps de trois (qui à deux étaient à l’étroit) accompagnèrent la patrouille qui avait reçu l’ordre d’aller dans la chênaie vérifier ou en était Saule avec les fûts (pour savoir ce qu’il fut des fûts), tandis que l’autre un tiers réparti (en un des deux groupes), repartit avec ceux des vilains qui se rendaient au barrage que Soda préparait à se transformer en alambic. (Il allait devenir le premier barrage à la source de l’ivresse, plutôt qu’un moyen d’en gérer la conséquence.)



Les doubles Hal qui se rendirent à l’affût des fûts, avec la patrouille de vilains qui puent, quand ils contactèrent Saule, furent déçus par le refus qui leur fût rendu…



Saule dans la chênaie, était devenu un arbre heureux, qui ne voulait plus quitter ses chênes !


Cela n’avait rien de surprenant pour ce végétal qui s’était égaré depuis si longtemps dans un univers animal : depuis qu’il avait quitté sa planète natale en quête d’aventure, il ne s’était jamais retrouvé dans un milieu aussi intensément végétal qu’ici, enchaîné dans cette chênaie. Aussi, quand dans sa tête de bois, les paroles télépathiques transmises à son système sympathique par Hal (à l’aide de sa puce intégrée qui ne le démangeait pas), agitèrent les feuilles de sa pensée, il soupira de l’entendre lui annoncer qu’il venait le délivrer. Il soupira donc en réponse à son soupirant, qu’il ne voulait pas l’être. (Il ne voulait surtout pas être l’hêtre, tout saule qu’il était au milieu des chênes).



Aussi devant cette fermeture éclair (sa décision avait été prise (de courant à cette vitesse) en moins d’une seconde), Hal convînt-il de l’inutilité d’insister, et lui en fit-il part (même s’il ne part pas, se dit-il in petto (le frère de Gé (Petto)).



-Mais si tu pouvais, lui pensa par sa puce Saule, me débarrasser des zorglubs qui t’accompagnent dans ce commando, ainsi que de ceux qui me surveillent, je t’en serais reconnaissant…



-Ça va me faire plaisir, lui dépensa (il dépensait sa pensée en la lui transmettant) Hal. Ça va me donner l’occasion d’essayer les armes terriblement létales (tellement létales, que celui à qui tu en envoies une décharge, tu létales) dont j’ai équipé mes robots. Ensuite le vais pouvoir les envoyer pour aider à la délivraison de Soda…



-Je t’en suis fort gré, pansa (il voulait par cette pensée reconnaissante, bander la blessure qu’il avait faite à l’IA de ne pas l’avoir laissé le sauver) Saule. Et si tu veux bien, quand tu vas le retrouver, dis à Soda que je regrette de ne pas poursuivre ma route avec lui, mais que je ne regrette pas d’avoir fait tout ce bout de chemin en sa compagnie…



Saule n’en pensa pas plus, parce qu’il sentait que s’il poursuivait, la sève n’allait pas tarder à s’écouler le long de son tronc.



-En fait, reprit Hal, émue par l’émotion du saule (qui avait bien failli devenir un véritable saule pleureur), je pense que j’ai une solution pour que tu ne sois pas complètement séparé de ton ami, malgré la circulaire Dyson (à ne pas confondre avec la circulaire du Pneu Canadien). Laisse-moi quelques secondes que je trucide tous les méchants, et je te l’expose…



-Oui, explose-les avant de m’exposer, lui pensif (il était presque un if qui pense, après tout) Saule…

jeudi 7 décembre 2017


Incontinence temporelle



Le jour où j’ai perdu mon temps,

(Un matin où j’allais trop lentement

Pour que le lendemain ne me convoque)

Je suis devenu un sans-époque !




Je n’avais plus de passé antérieur,

Rien qu’un futur intérieur

Dont l’instant m’avait fait présent,

Pendant le repos d’un moment.

 

Mon air du temps s’était essoufflé,

Quand mes jours s’étaient démodés,

Je n’avais plus d’idées empaquetées,

Pour m’organiser une pensée en société.





Il ne me restait plus une seule seconde,

Pour faire ma traversée du monde,

J’étais devenu un incontinent temporel :

Le temps qui fuit est sans échelle !







Aujourd’hui je marche en arrière,

Je recule l’horloge de demain à hier,

Pour ne pas que l’instant rebelle,

Devienne un recommencement à l’éternel.


samedi 2 décembre 2017

mercredi 22 novembre 2017


Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 14
Des trips à trois et des ravis qu’on est ravi qu’ils ne le soient plus.




Hal inséra son esprit dans les trois robots qu’il avait créé à la parfaite ressemblance des trois sous-émissaires (et m’y sert saoul) détenus dans la soute du Spartacus, transformé en taverne pour l’occasion. (L’occasion faisant le larron, nous larron l’occasion d’en reparler). 



Hal, par sa scission d’esprit tripartite, se retrouvait donc en plein trip à trois…



La sphère de disons (-le, elle était ronde cette clôture spatiale) étant prête à être activée, il était temps d’aller chercher Saule et Soda, et il fallait le faire avant de la faire (l’activation dudit son), parce que si Hal voulait les défaire de leur retenue d’otage des Zorglubs, (et par là faire en sorte qu’ils ne se retrouvent pas emprisonné à tout jamais sur la planète de ces affreux sales et méchants, (qui puaient, je ne sais si je l’ai précisé)) il fallait qu’il fisse ce qu’il fallait (et qu’il le fisse avec ses fils robotiques).



Hal en trois contacta donc les vaisseaux zorglubiens de la flotte de surveillance pour leur dire qu’ils (ils étant eux dans cette phrase, Hal, qui était singulier avant d’avoir été pronominalisé, devînt (qui l’avait prédit) pluriel du fait de cette trinité) avaient échappé à la surveillance des terriens, et qu’ils s’en venaient les rejoindre dans une navette volée, pour une envolée vers leur planète natale, (létale pour les étrangers) afin de se préparer à donner une sacrée volée au reste de l’univers.



Les affreux méchants, qui s’ils étaient vindicatifs n’en étaient pas moins naïfs, les crurent sur parole, et les accueillirent à bord lui et ses triples (mais pas ses tripes, c’était des robots, rappelons-le-nous), avant de revirer de bord pour partir vers la planète à cueillir (mais pas accueillante).



Les Zorglubs de la flotte repartirent donc dans l’espace avec les robots espions de Hal, dont ils n’avaient pas deviné la véritable nature pas naturel. Au bout de quelques heures, ils atterrirent sur leur vilaine planète, pas très nette…



Hal, à cheval de ses trois robots, quand il mit pied six pieds sur terre des Zorglubs, demandèrent (il était trinité, ne l’oublions pas) à rencontrer le vilain en chef afin de lui transmettre des informations importantes concernant les humains du vaisseau dont il venaient (le sujet singulier Hal ne s’accorde pas avec l’action des trois robots, le verbe tirant son pluriel de son état plutôt que de ses relations) de quitter l’espace en l’espace de quelques heures.














Hal inséra son esprit dans les trois robots qu’il avait créé à la parfaite ressemblance des trois sous-émissaires

On les conduisit donc sans délai (mais avec des laids pour escorte) au chef suprême.  

Le vilain en chef, s’il ne s’attendait pas à les voir, attendaient pour les voir. Il n’avait pas prévu qu’ils trouveraient moyen de fausser compagnie aux humains, mais il était ravi qu’ils ne le fussent plus (ravis). Mais si son ravissement n’alla pas jusqu’à lui faire manifester du contentement, on peut dire que cette bonne nouvelle lui rendit la hargne moins vindicative.



-Votre attitude sournoise et irrespectueuse des règles diplomatiques, éructa-t-il à l’intention de Hal en tiercé, est indigne d’un peuple civilisé. Mais comme nous les Zorglubs ne le sommes pas, nous devons nous en réjouir. Nous allons donc pouvoir faire mourir nos otages dans d’atroces souffrance quand ils auront accompli ce pour quoi nous les avons en prise d’otages, sans crainte de représailles sur nos représentants cédés lors de l’échange de prisonniers. 



Hal tripartie ne sourit pas de ses trois bouches (ses robots, qui étaient à l’image des zorglubs, n’avaient pas les muscles nécessaires pour le faire), mais il laissa transparaître sa satisfaction, ce qui se vit dans un léger relâchement de la posture des guerriers psychopathes qu’il incarnait. (En quelques sortes, il était un peu comme leur oncle incarné).



 -Pouvez-vous nous dire où en sont les délégués humains dans la préparation de notre industrie alcoolisée, que nous sachions quand nous allons pouvoir les torturer horriblement, demanda le chef mauvais en se retournant vers un de ses subalternes.



-Justement maître, il semblerait que le moment où nous allons pouvoir nous passer de leur expertise serait proche…



Hal se dit alors que le gus ignorait à quel point le moment était proche, il venait en effet d’enclencher le protocole Dyson, et il ne restait plus que vingt-quatre heures avant que la planète ne soit isolé à jamais du reste de l’univers. Ce qui voulait dire également qu’il ne lui restait plus que ces vingt-quatre heures pour sortir Saule et Soda de cet endroit, où il ne ferait pas bon vivre très bientôt.

jeudi 9 novembre 2017


Les immigrés de l’intérieur.




Ils immigrent nos intérieur,

Ces étranges venus d’ailleurs.

Ils hissent leurs voiles damnés,

Sur le mât de  nos préjugés.








Nous émigrons de notre douleur,

Nous, nous éloignons avec nos peurs,

Sur notre terre d’ancestrale lignée,

Ou nos aïeuls ont immigré.





Ils briment notre uniculturalisme,

Ils nous assaillent dans notre unilinguisme.

Nous en perdons notre identité au collectif,

Notre charte des valeurs apocryphes.

lls nous réfugient dans nos traditions,

Nous oppressent dans nos opinions,

Traversent notre frontière d’insécurité,

Ces clandestins à la noire identité.





Nos peurs nous sont rassurantes,

L’autre a bien trop de différences,

Il nous faudrait traverser tant de ponts,

Pour migrer vers sa compréhension !