RÉFLEXIONS ENSEIGNANTES ET RETRAITANTES
Le prof et la dégustation du vin... hic !
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Écrits divers, créés par divers moi-même !
La marée des rêves.
Elle en bouleverse les sons et les images,
Ce sont les écueils de ses derniers passages,
Des récifs murmurés par les ombres de la nuit…
La vague qui effleuve mon utopique réalité,
Y dépose de vagues coquillages d’altérité.
Ils ont fui de la mer ces présents de mon passé,
Pour s’incruster dans le sable de mon identité.
La déferlante divague sur ma plage chimérique,
Des discours qui n’ont de sens qu’au littoral onirique.
Les dires de ces lames aux chimères fracassantes,
Me laissera sur la grève d'une réalité qu’apparente…
Les barres parallèles…
Chapitre 17
Des colles d’école, et de l’espace où on manque d’espace.
En décollant dans leur fusée infusée de gouttes de liberté, les
Spartakiens s’étaient décollés du mois de colle dont les avait sanctionnés les
dirigeants de la planète des écoles. Ils avaient été retenus en retenue par la
glue éducative du préfet de discipline, (colleur en chef, on disait aussi de
lui qu’il était colleur d’affiches (il avait des fiches pour chaque étudiant)).
Les Spartakiens avaient donc pris leur envol dans un vaisseau autobus-volant
volé. (Il est vrai que cette envolée littéraire vole bas, mais l’humour au ras
des pâquerettes me fait une fleur quand je l’effleure). Ils l’avaient emprunté (sans
intérêt, si ce n’est celui d’utiliser l’emprunt) à leurs dogues pédagogues. Privés
de prison, ils étaient libres de foncer vers le Spartacus, leur vaisseau
spatialisé (dans l’étude de l’espace) qui était resté en orbite stationnaire (s’ta
sion air qu’on le reconnaissait). Grâce à la technologie scholastique qu’ils avaient
emprunté (sans intérêt, même s’ils avaient intérêt à l’utiliser pour s’enfuir)
à leurs geôliers, ils purent, comme une truite de mauvaise humeur, se décrocher
du filet (de protection scolaire) qui les retenait. Décrochage qui fit d’eux
des décrocheurs stellaires (mais qui ne décrocheraient pas les étoiles).
Ils s’en furent (et s’enfuirent) donc vers un ailleurs peut-être
meilleur. Cela allait dépendre de la suite qui ne viendrait qu’après (la suite
qui s’ensuit de ce qui l’a précédé). Ils ne savaient pas qui présiderait
ensuite (en suite présidentielle ?) à leurs destinées. Perplexes devant cet
avenir complexe (Com Plexe étant le fils du Père Plexe), ils attendaient dans
l’expectative (et dans le Spartacus) la suite de cette histoire. Ils ignoraient
que des forces invisibles agissaient dans les coulisses : des coulissiers imberbes
(ils avaient le cou lisse) colistiers électeurs ((du parti pris de l’électorat parti
en peur) (et du lectorat pas encore parti, j’espère)), amateur de trombone (à
coulisse) qui œuvraient en colisse (oups, j’ai oublié le u)) pour emmener cette
histoire vers son destin. Ces puissances de l’ombre, qui avaient échappé à mon
attention, me surprirent. Mais l’écrivain en vain (et en vin) que j’étais,
allait désormais pouvoir s’inspirer de cette destination (la nation du destin)
sur laquelle régnaient Inat Tendue et son cousin Inat Tention…
Avec cet agent secret du destin (l’agent secrète les destins), nous
convînmes d’un commun désaccord (mais avec des accords communs), de conduire les
Spartakiens, vers une zone de Lavoie lactose qui leur était inconnue. Moi-même
j’ignorais son existence avant de la créer. C’était un secteur peu fréquenté
que celui de la couche du lait à crème, un endroit où s’accumulait la matière
grasse du petit laid des paresseuses galactiques, (ou l’affreux produit laitier
nain des vaches de l’espace). Outre le gras pas pasteurisé (on avait toujours cru
au lait cru dans ce coin), l’endroit à l’envers était jonché de débris, de
détritus et de saletés diverses très encombrants, qui provoquaient un manque d’espace
dans l’espace pour circuler spacieusement…
Pour les voyageurs qui d’aventure s’y aventuraient, il était
compliqué d’y déambuler sans prendre de virages ambulatoires (quand on manquait
des détours, on faisait des tours d’ambulance). La limite de vitesse y était de
deux années-lumière à l’heure. Les vaisseaux de livraison étaient tellement retardés,
qu’ils en devenaient des vaisseaux sans gains (pas de pourboires et des comptes
dans le rouge). Pour éviter l’envasement (l’envahissement de la vase) les passades
(ceux qui passent et ne reviennent pas) devaient avoir un pilote élitique (mais
pas éthylique) aux commandes de leur vaisselle (féminin de vaisseau). Ce qui n’était
pas du tout le cas du Spartacus et de son équipage, qui n’avait comme pilote que
HAL, leur IA citronnée (un citron pressé d’arriver est toujours imprudent) qui
les conduisit directement dans la fange foncée, où il les enfonça. Par cette
défonce, les Spartakiens se retrouvèrent englués dans des reliefs d’ortolan (au
ras des villes, les rats décents refusent de se gaver de petits oiseaux des champs).[1]
Pris dans un monceau dégoulinant de reliefs sans relief, ils n’avançaient
pratiquement plus (ou abstraitement moins). Devant la gravité de la situation, il
fut décidé de convoquer la crème de l’équipage à une réunion. Il y avait les crémeux
convoqués, et les écrémés révoqués. Les crémeux cons évoqués se réunirent pour
débattre de leurs options, tandis que les crémeux révoqués se firent cons
vaquant (et pas très convaincant).
-Alors voilà la situation, situa le robot relationnel de HAL.
Nous sommes englués, et les moteurs ne parviennent pas à nous désengluer. Si
nous ne parvenons pas à nous dégueuler de ce piège de dégueulis gluants, les
excréments vont finir par s’insinuer dans le vaisseau.
-Crottes alors ! S’exclama Soda…
-Effectivement, reprit Hal. Mais ce sera plutôt crottes à bord !
Mes filtres extérieurs tiennent encore le coup, mais…
-Et comment on fait pour s’arracher de là ?
-À l’appel de la pioche, intervint Geoges Two, en se tournant
vers la conseillère scientifique.
-Oui Georges, à la pelle et à la pioche, répondit Marie l’officière
scientifique. À la pelle et à la pioche, supervisé par la Curie scientifique, dont
je suis l’unique membre…
[1] Autrefois le Rat de ville, Invita le Rat des champs, D'une
façon fort civile, A des reliefs d'ortolans.
Ces années que nous avons fait vieillir ensemble.
(Pour
Sylvie…)
Ces années que nous avons fait vieillir ensemble,
Dans des fûts sans chaîne, exemptes des convenances,
Elles ont pris les arômes de nos jours et de nos
semaines,
Le goût boisé du temps qui passe, et que le ferment
ramène…
Il n’y a de grands crus que ceux que nous croyons,
Qui murissent de notre quotidien, au fil des saisons,
Dans leurs barils, ils s’aromatisent de nos passions,
Se parfument en harmonie, de nos odeurs d’irraison.
Elles furent embarriquées, abritées de l’air du temps,
Ces années que nous ne voulions voir s’oxyder
indument.
Nous les avions voulus unique ces moments d’éternité,
Ces fruits de la vigne, cueillies à des instants
partagés...
Le vin du temps qui passe apaise nos cœurs fatigués,
Il enivre notre amour, qui ne s’est jamais épuisé.
Et lorsque paraîtra le dernier moment du jour,
Il nous endormira enlacés, dans un rêve sans retour…
Temps perdu, tant retrouvé…
Il m’a quitté pour un instant.
Avec cet amant d’un moment,
Il m’a laissé seul sans présent.
Même le ciel s’est attristé,
De me voir ainsi désemparé.
Depuis, ses nuages sanglotent,
Et pleuvent des larmes symbiotes.
Je peux aller sur les routes sans but,
Les panneaux ont l’indication insensé,
Quand ils n’ont plus de sens avéré.
Pour fuir ce temps qui se dérobe,
Plus d’avant dans cet après qui s’éteint,
Ne reste que des jours sans lendemain.
RÉFLEXIONS ENSEIGNANTES ET RETRAITANTES
Le prof et les jeux télévisés...
NB- Questions pour un champion est un jeu télévisé présenté sur France 3. Quand la chaîne a décidé de reléguer l'émission le week-end, passant par le fait même de 7 à 2 diffusions, elle a soulevé un tollé de protestations chez les fans, en particulier auprès de son animateur Samuel Étienne.
Les barres parallèles…
Chapitre 16
Des pilotes formés désinformés et des vols volés qui s’envolent.
Les nouveaux étudiants,
préalablement étudiés par le scholastique studieux (le scholastique, stu dieu
?) évaluateur d’érudits en devenir (évaluant les studieux en devenir qui lui éructaient leur érudition lors
de l’évaluation scolaire Scalaire[1]
(c’est s’qua l’air qui faut faire si on veut choisir un vecteur d’étude))
furent estomaqués par les leçons au long cours (une courte évaluation pour de
bien longues études) qu’ils allaient devoir suivre.
Il était en effet (en
l’effet ou dans les faits ?) prévu dans leur cursus une formation de pilote.
Sans doute en vue (d’une vision que nous visions) de les assigner à la conduite
des autobus de transport pour les nouveaux-venus dans le système Scolaire. Ils
étaient nouvenus (la contraction me décontracte) à la suite de leur parcours
stellaire en déconvenue (quand ils y étaient venus, ils n’y avaient pas vus
l’attrape-nigauds (ni petits) dans lequel ils étaient tombés et étaient donc devenus
des cons venus). Ayant fait ce constat (à l’amiable amicalité) les Spartakiens
se dirent qu’ils n’allaient pas les maudire (les maudire sans mots dire) puisque
que les formateurs qui les informaient de la forme de leur formation n’étaient
pas très prudents. En ces faits, s’ils apprenaient la conduction de vaisseaux
de leurs hôtes, ils pourraient s’éconduire hors du système, avec comme effet
secondaire de faire de leur école privé (privé de liberté) une école désertifiée
(déserte avec du sable dans l’engrenage).
Quand il se fut ce qui
était prévue dans ce curriculum ambiguë (était-ce un piège que cette formation évasive
(propice aux évasions) ou la bourde d’une gourde vide de sens ?) ils commencèrent
leur formation potentiellement évidente (qui s’évade évide sa prison). N’étant
pas novice dans la conduite aérienne, ils avaient un vice caché pour leurs
instructeurs lunatiques
(ils venaient de l’une de leurs lunes) : ils leur avaient tu qu’en vertu
de leurs vertus, ils étaient revêtus d’un brevet obtenu grâce à la politique
pilotique (avoir un tic de pilote) terrienne qui les avaient faits pilotes abreuvés
(ou à brevet).
Cependant (et non se pendant) ils ne pouvaient piloter les
vaisseaux de leurs geôliers enseignants sans avoir d’informations
supplémentaires sur cette conduite (même s’ils n’étaient pas libérés pour leur
bonne conduite, ils auraient besoin d’une bonne conduite des vaisseaux pour se
libérer). Ils suivirent donc les leçons caleçonnés (quand l’a sonné, le cours l’a
commencé) par leur ravisseurs réviseurs de leurs… (leçons, bien sûr).
Quand ils eurent suivi suffisamment de (leçons, bien sûr bis),
et qu’ils furent sûrs que ce qu’ils surent les assurent (un présent du passé au
présent (même si le temps n’est pas toujours un cadeau)) de savoir piloter un
vaisseau solarien (il y a eu un séisme, heureusement le sol a rien) en vue de
partir vers d’autres cieux plus cléments (où poussent les clémentines). Ils
s’insurgèrent donc contre leurs geôliers éducationnels, et en insurgés de
prisons éducatives, ils entreprirent leur insurgeante déséducation (les études déséduquée
tombent en désuétude) en subtilisant un vaisseau sanguin (sans gains pour les
volés qui l’avait payé en espèces sonnantes (les cloches sont une espèce
sonnante)).
Ils se fuirent (pas les uns des autres, mais les uns des hôtes)
quand ils se furent emparés d’un vaisseau de façon spectaculaire (spectacle façonné
qui aurait fasciné les lecteurs, mais qui restera sans façon pour ce lectorat d’un
auteur n’ayant pas assisté à la mainmise foraine des vaisseaux. Il semblerait que
ledit tauteur (on ne doit pas lésiner sur les liaisons zutiles) n’avait pas voulu
assister à ladite représentation barnumesque de vol envol, celle-ci étant présentée
à guichets fermés, elle n’était pas aguichante pour un auteur qui refusait de
se déguiché en spectateur de ce vol au vent (les vaisseaux étaient équipés de
voiles solaires). Du moins était-ce la rumeur qui courrait lors du jogging de l’allumeur
de rumeurs.)
Partis sans partie pris (sinon ils eussent été pris à partie),
ils s’envolèrent vers d’autres cieux sis (si, si) hors de portée des Scholastiques.
Ce fut un décrochage inattendu, attendus que les Scholastiques ne s’y
attendaient pas…
Un dernier rire…
Et à quoi vais-je servir,
Si je ne te fais plus rire,
Que de mes yeux sans flamme,
Ne s’écoulent plus tes larmes ?
Que mes souvenirs heureux,
Ne seront qu’instants brumeux,
D’anciens rêves poussiéreux ?
Sera-ce le pire, exempt du meilleur,
Ces jours devenus sans saveur,
Qui s’écouleront dans le silence,
Du doute et de l’absence ?
Avant que la route ne s’éteigne,
Et quand l’aube nous surprendra,
Je te ferai rire une dernière fois…
Les barres parallèles…
Chapitre 15
Des transports scolaires solaires, et des cantiques
quantiques.
Confronté à un habillement habilement vêtant (qui
revêt l’apparence de ce qu’il vêt) l’équipage n’eût pas le choix de se dévêtir
pour revêtir ces vêtements qui allaient les pervertir. Ces habitudes (habits
que l’on porte tous les jours) allaient faire d’eux ce que les scholastiques
voulaient qu’ils fûtes (verbe à la troisième personne du singulier pluriel… ou
des flutes sans aile !). Ce qui voulait dire que les haha (habits : ha
bis… haha !) façonneraient leur futur qu’ils le voulûtes (de fumée, qui n’était
pas sans feu pour eux) ou pas.
Ce
serait un avenir au devenir si pire, que leurs ires allaient en finir de tous
les rires.
Être
ou ne pas être n’était plus la question. Le questionnement maintenant
(maintenant le suspense) était : être celui dont on était vétuste (ancienne
forme du participe passé vêtu, qui est aujourd’hui vétuste) ou ne pas l’hêtre (l’être
qui a de profondes racines) ? L’habit pouvait-il faire le moine ? La
transformation sous-entendue par ces questionnaires (les questionnements qui en
questionnent plus d’une (question ?) sont nommés questionnaires ref :
L’office de la langue slovaque) sur les apparences apparentes, étaient le
résultat d’une transformation au débotté (à ne pas confondre avec un botté de
transformation au bal des pieds (libre traduction de football)).
Quoi
qu’il en fût de cet essai transformé, de ce qui était ou n’était pas,
maintenant revêtus de robes monastiques ils purent se moisirent en moineaux (moines
débutants) afin de devenir des étudiants modelés (à défaut
d’être modèle) de ce système scolaire solaire.
Maintenant qu’ils avaient
le revêtement adéquat, ils embarquèrent dans la sidérante autobus Scolaire (scolaire
est de ça sko l’aire l’autobus) solaire. L’IA du véhicule spatial spacieux (mais
pas spécieux, l’IA pensait donc il était, même s’il lui fallait Des cartes pour
savoir où il allait) assurait le transport des membres de la potacherie
spartakienne (lesdits (potaches sans tache) par leurs facéties collégiennes risquaient
de tirer sur l’élastique des scholastiques). Le vaisseau s’éleva dans l’éther (même
si les terres n’étaient pas dans les airs) avec à son bord les spartakiens (qui
même s’ils s’étaient élevés dans les cieux avaient le moral bas) et prit la
route espacée (il y a de l’espace dans l’espace) vers les établissements
d’instructions instrumentés (par les Scholastiques).
Quand ils y furent, ils le surent
de façon sûre (même si cette assurance leur était amère). Tandis qu’ils
survolaient la planète, ils l’observèrent par les hublots de l’autobus
galactique qui leur causait des ennuis gastriques (l’amertume est propice aux
gastéropodes qui provoquent des reflux dans le système endocrinien). Ils
pouvaient voir le plancher des ânes sous eux (il n’y avait pas de vaches sur
cette planète, que des ânes pour fabriquer les bonnets des cancres là (ils
avaient l’âme de cancrelats)) et ils constatèrent que l’endroit (quelle ville
n’est pas un endroit ? Anvers !) était sertie (le serveur impatient demande :
« J’te sers ti, ou j’te sers ti pas ? ») d'écoles écologiques (dans
ces institutions, on fait répéter les raisonnements logiques aux étudiants,
c’est ce qu’on appelle l’approche écho logique). Quand ils furent rassasiés de visionner cet
espace clos (par la clôture autour des bâtiments), ils passèrent du statut de
visionnaire à celui de divisionnaire (leurs champs de vision s’étant réduits
une fois sur le sol, la vision divine s’était divisé en visions parcellaires).
Ils se dirigèrent vers le bâtiment d’académique prestance où ils étudieraient, celui d’où on pouvait entendre les étudiants chanter des cantiques quantiques. Grâce à ces cantiques d’intrication quantique (le chant intriguant (participe présent du verbe intriquer) faisait partie d’un champ de connaissance relatif à la relativité), ils surent où aller.
Quand ils y furent, ils
eurent les horaires (ils eussent préféré des honoraires, mais les Scolaires ne
les honorèrent pas de rétributions horaires : ils étaient réfractaires aux
salaires de misère pour les tributaires de l’éducation planétaire) qui leur
permettraient de suivre le cursus des études extra-terrestres. Le cursus
n’étant pas un sprinter intemporel, ils allaient pouvoir le suivre sans se
hâter, telle une marche vers le savoir, à petits pas.
Toutes les balises (et les balistes
pour ceux qui auraient la mauvaise idée d’essayer de s’évader) étant en place,
ils se mirent au travail, confinés dans les classes d’éducation d’où ils ne pourraient
sortir qu’après avoir reçu leur diplôme. Ce confinement académique (mais non
épidémique) confisquait leur liberté et la refermait derrière les portes des
locaux de cours.
Ils étaient devenus les étudiants
d’une école secondaire, mais pas des personnages secondaires pour autant...
Multivers ?
Ce sont les fruits de mes vers,
Des ténias qui ont la rime amère,
Et la prose qui se terre en terre…
La pomme ne leur est plus défendu,
Ces vers sont des serpents qui muent,
Ils ont le vers solitaire, ces malvenus,
Ce ne sont que des ascaris malotrus…
Sont-ce des asticots versificateurs,
Pour qui l’écrit est sans saveur ?
Ou des lombrics de verbe menteur,
Aux pantoufles en vair* de
rimailleurs ?
Il s’avère que ces mangeurs de terre,
Se terrent avec l’arrivée de l’hiver,
C’est qu’ils ne poétisent plus guère,
Quand se perdent toutes teintes de vert…
Ces leurres ont des mœurs perverses,
Qui mettent mon cœur à la renverse,
Heureusement que pour les faire taire,
Il reste des vers dans le vin de mon verre !
* Les
pantoufles de vair de Cendrillon !
Les barres parallèles…
Chapitre 14
De la guerre des boutons et de la scolarisation scholastique.
Ils allaient de ci de là (même si le de là
de ci n’était pas au-delà d’ici) au travers de l’univers cité (l’université qui
s’espace) par les universels chercheurs doctes au rang (et non des doctes orants :
tout le monde sait que ce n’est pas avec des prières que l’on obtient des
bourses qui se recherchent, et qui ne se trouvent que lorsqu’on atteint le rang
cherché). Et le fruit de cette errance dans l’absence de relief du lombric dont
on parle (l’uni, ver cité (cité précédemment l’univers)) les mena là où ils
n’étaient pas avant d’y aller, car alors ils y furent allés (dans ce là d’ici)
et n’auraient pas pu y venir. Et maintenant qu’ils y étaient, ils se dirent que…
« S’ils avaient su, ils auraient pas
venus [1]»
Ils auraient ainsi évité ce lacis (Est-ce que
la scie circulaire de cette histoire tourne en rond ? Mais si ! Et mais si de
votre patience…) d’intrigues qui les confinèrent dans le système scolaire (il
n’y a pas d’erreurs dans le mot dit, la suite vous prouvera que non (ou oui
pas)). Le Spartacus était en effet retenu par un filet invisible dans ledit
système.
-C’est un filet de type FPS (Filet de
Protection Scolaire), dit Hal qui venait de terminer ses analyses préliminaires
(Préliminaires en vue d’un coït galactique ?). Et pour assurer le développement
harmonieux et l’épanouissement de tous ses habitants, on y fait l’école à tout
ce qui s’y trouve.
-Et si on ne veut pas être scolarisé par
ce système ? demanda Georges Two le commandant du Spartacus.
-Ils vous désintègrent. Leur Mine triste
de l’éduque action ne badine pas avec la discipline, il a l’éduque active, qui
est soutenue par un canon laser désintégrateur très efficace pour les
rébarbatifs. Il n’y a aucun décrocheur dans ce système, ils sont décomposés
quand ils deviennent décrocheurs (des crocheurs qui savent crocheter les
cadenas de l’ignorance) …
-C’est normal qu’un élève suspendu à un
crochet ne le soit plus (suspendu) quand il le quitte (le crochet). C’est
pourquoi, plutôt que de faire des compositions, il fait de la décomposition buissonnière,
décomposition qui se transformera en compost d’ignorance pour ces jeunes
pousses maintenant sans avenir !
C’était Soda qui venait de faire une
tentative d’allègement atmosphérique, le climat s’étant alourdi par suite des
révélations du leur IA. Malheureusement, sa diète tranquillisante n’amaigrit
pas les humeurs chagrines de ses compagnons de voyage : son régime
sérénissime ne fut pas suffisant pour faire passer la température de pesante
angoisse à une atmosphère d’apaisante tranquillité. D’être pris dans le filet
de ce système scolaire (étant dans la suite qui prouve que oui, force est de
constater qu’il n’y a pas d’erreur dans la constitution grammaticale de l’attribut
systémique (la tribu du système qui fait de l’éducation systématique) leur
rappelait les années pendant lesquels ils avaient été les scolarisés d’un autre
système, pas du tout solaire celui-là.
-Alors, reprit George Two, comment on fait
pour sortir de cette école sans être agricole (aigris d’école) ? Et si on ne
veut pas se faire planter par un jardinier d’études poussées qui ira en
sarclant et en arrachant toutes les pousses de notre éducabilité ?
-Bonne question, lui répondit HAL. Mais on
n’a pas le temps d’y voir maintenant, la cloche va sonner, et il vaut mieux ne
pas être en retard.
-Pourquoi, qu’est-ce qui se passe quand on
a du retard ?
-Les enseignants quand ils n’enseignent
pas… ils en saignent ! Mais si cela pour vous rassurer, les Scholastiques (nom
donnée aux habitants du Système Scolaire, dont l’approche était pour le moins moyenâgeuse).
Comme ils n’avaient pas le choix, l’équipage se prépara pour sa première
journée d’école. Mais quand HAL leur signala les habits qu’ils allaient devoir
endosser pour leur première journée de long (les cours étaient longs dans les
institutions de ce système) …
-Des robes de moines ? Mais pourquoi devrions-nous
devenir des moineaux monastiques ?