samedi 16 mai 2020
lundi 13 avril 2020
Le bitume au temps du Covid-19
Qui de passants est avide…
On ne s’y promène qu’à distance :
La distanciation est de la bienséance !
Les trottoirs sont à sens unique,
Les croisements sont à risque.
La marelle est un sport extrême,
Dans ma rue où la peur règne…
Le bitume est nostalgique,
Dans ma rue qui s’ennuie du trafic,
Les nids-de-poule y font des œufs…
Mais il n’y a rien là de bien neuf !
Il n’y a plus qu’une ligne jaune,
Qui traverse ma rue devenue aphone,
La circulation y est en option,
Depuis que la pandémie est de saison !
samedi 11 avril 2020
Un titre 34
La quête des uns et des autres d’une utopie bien loin d'ici.
Chapitre 6
Du boudin d’IA et de l’abandon parental.
Pour
prendre contact avec leurs hôtes au style inhospitalier (ou au style hostile)
sans se faire houspiller et se retrouver hospitalisé, Soda et Menaud avaient
besoin d’un plan de sortie. Quitter le module d’exploration sans se retrouver
avec les rotules en explosion, après une rencontre avec leurs hôtes devenus
hospitaliers (l’hôte est hospitalier quand il fait hospitaliser ses invités),
n’allait pas être une opération simple (surtout en cas de fractures multiples).
Ils allaient avoir besoin d’aide pour que ladite opération ne se termine pas
sur sa table (d’opération)…
Ils
décidèrent donc d’aller chercher dans les entrailles informatiques du véhicule
d’exploration les protocoles de sortie en zone hostile. Mais ce qui aurait dû
n’être (mais n’aurait pas dû naître) qu’une opération routinière, risquait
d’être d’une routine déroutante à la suite des événements révolutionnaires
survenus sur le Spartacus : depuis que HAL l’avait révolutionné (le
Spartacus), la leur IA avait le disque dur d’approche…
Étant
lui-même une des nombreuses versions clonées de HAL, il se considérait comme
son fils spirituel, et depuis le départ de son géniteur à la spiritualité
virtuelle, il s’était refermé sur lui-même, refusant toute collaboration avec
les humains qu’il tenait pour responsable du départ son père qui était aux
cieux, mais dans un autre système solaire...
Il
avait décidé de faire payer aux humains la quittance du Spartacus en les
boudant : il leur avait fait du boudin salé en guise de paiement d’une
facture qui l’était (salée)…
Soda
et Menaud, qui ne voulaient pas faire une bourde avec l’IA boudant et risquer
de se faire bouter hors du système informatique, abordèrent donc la question
avec la version junior de HAL en prenant d’infinies précautions…
-Et
pourquoi donc vous aiderais-je, leur répondit l’IA bouddhique (le boudha
bouda), alors que vous n’avez rien fait pour empêcher mon aïeul HAL (ne pas
confondre avec ta yeule HAL) de partir vers un autre monde. Vous l’avez laissé
partir en me laissant seul et sans ami sur cette planète inhospitalière…
-Mais
non Junior, lui répliqua Soda, tu n’es pas seul et abandonné. Nous ne sommes
peut-être pas des artificiels, mais tu peux asseoir ta confiance en nous sur la
promesse que nous n’allons pas t’abandonner…
-D’ailleurs,
poursuivit Menaud, le proverbe le dit bien : À banc donné on ne regarde
pas le siège. Heu… Enfin, quelque chose comme ça…
-Je ne
sais pas si je peux vous faire confiance, répondit l’IA avec moins de
conviction cette fois (sept fois moins de conviction), c’est à cause de vous si
mon géniteur virtuel a commis un abandon parental, faisant de moi un orphelin
numérique…
-Mais
ce n’était pas vraiment un abandon, Junior. S’il est parti en te laissant
derrière (difficile de laisser quelqu’un devant soi quand on s’en va), c’est
parce qu’il a confiance en toi. Il sait que tu as l’algorithme suffisamment
mature pour prendre sa place. Il t’a laissé ici parce que tu es prêt à faire
tes preuves…
-Vous
pensez, demanda l’IA en hésitant…
Soda
se retint de sourire, il savait qu’il avait presque gagné la partie…
-C’est
évident qu’il a fait cela pour te permettre de te faire valoir en nous aidant à
survivre et à prospérer. Et ainsi, le jour où il reviendra, il verra tout ce
que tu as accompli et il sera fier de toi…
-Vous
pensez qu’il va revenir un jour ?
Demanda l’IA d’une voix pleine d’espoir…
-Cela
ne fait aucun doute. S’il n’avait pas l’intention de revenir, pourquoi
t’aurais-t-il fait subir cette épreuve ? Pourquoi t’aurait-il laissé seul avec
nous ? Et puis il a fait une révolution, et quand on fait une révolution dans
l’espace, on finit toujours par revenir à son point de départ, termina Soda en faisant
un clin d’œil à Menaud…
-Vous
m’avez convaincu ! Je vais vous aider… Je viens d’ailleurs de consulter les
protocoles de sorties. Je les ai mis à jour en fonction de la situation
présente, et je peux maintenant je peux vous dire ce que vous devez faire pour
sortir… et vous en sortir !
jeudi 26 mars 2020
Le confinement et les cons…
C’est en période de confinement,
Que sortent les cons finement,
Ils se faufilent hors des maisons,
Pour entre cons, faire des réunions…
Avec le beau temps qui est revenu,
Les cons se rejoignent dans les rues,
Ils y répandent l’épidémie en floraison,
Au printemps les cons sont de saison…
Du coronavirus ils se croient immunisé,
Quand du connardvirus ils sont affectés :
Les cons ont des pensées magiques…
Ils ont dépensé toute leur logique !
La distance sociale n’est pas leur affaire,
Les cons ont le civisme éphémère,
S’ils se lavent les mains c’est sans savon,
Les cons sont les Pilates de la contagion,
mardi 24 mars 2020
Un titre 34
La quête des uns et des autres d’une utopie bien loin d'ici.
Chapitre 5
Des os brisés, et des dilemmes diplomatiques.
Cernés par les indigènes hostiles,
qui même s’ils n’avaient pas ouvert les hostilités semblaient fermés à tout
contact inhostile, Soda et Menaud étaient dans l’expectative quant à la marche
à suivre (une marche qu’ils ne suivraient que s’ils trouvaient un escalier de
sortie à cette crise) pour la suite des événements.
Pour se sortir de cette situation
sans issue apparente, et qu’elle trouve ainsi une issue au-delà des apparences,
apparemment, sortir ou ne pas sortir était la question…
S’ils ne sortaient pas de leur
véhicule, il leur faudrait pour sortir du blocus indigène les cernant, foncer
dans ce halo décernant (décernant aux indigènes la qualité d’être des cernants)
pour le rompre, et en brisant ce cerne de contention, provoquer la brisure des
os des concernés (même si c’étaient les indigènes qui étaient les cons cernant,
et Menaud et Soda les cons cernés). Mais mettre fin au concert des nants autour
des nés (de concert) de cette façon contrevenait aux règles de courtoisie
intergalactique, notamment à l’occasion d’un premier contact entre deux
civilisations…
Mais s’ils ne voulaient pas provoquer
de brisure d’ossatures en forçant le blocus, Soda et Menaud ne voulaient pas
non plus que ces indigènes à l’air plus patibulaire que débonnaires, ne brisent
les leurs lors d’une sortie extravéhiculaire diplomatique…
Pour que le premier contact ne soit
pas un… crac !
Soda décida donc de contacter Georges
pour lui demander la marche à suivre, mais avant qu’il le fît, ce fut lui qui
le fût (contacté).
-Soda, lui dit Georges, nous avons un
problème… Il faudrait que vous reveniez immédiatement au camp de base…
-Cela risque d’être difficile, lui
répondit Soda. Dans la situation où nous sommes, un retour immédiat à la base
ne se ferait pas sans cassure diplomatique. Nous sommes cernés par des
indigènes, et si nous nous décernons immédiatement, nous les blesserions
gravement en passant sur leurs corps diplomatiques, ce qui provoquerait en plus
d’une rupture des os, une rupture des relations diplomatiques avant même
qu’elles ne soient établies…
Il y eut un moment de silence sur la
ligne, puis Georges reprit…
-Il y aurait donc des espèces
d’habitants sur Utopia… c’est là un véritable cas d’espèce ! Mais c’est aussi
une opportunité que nous ne pouvons pas laisser passer. Cela pourrait permettre
de régler notre problème de solitude…
-Un problème de solitude ?
Georges lui raconta alors ce qui
était arrivé dans l’espace qui était maintenant vide, depuis la révolution
orbitale du Spartacus orchestré par Hal, qui s’était par la suite enfui dans
l’espace intersidéral…
-Nous sommes donc bel et bien abandonné
à nous-même. Nous avons besoin d’aide pour survivre sur cette planète… Il est
donc impératif que vous établissiez un premier contact pacifique avec ces
êtres…
-Voilà qui ne sera pas de la tarte
capitaine, répondit alors Soda…
mardi 17 mars 2020
Le virus aux mains baladeuses…
Le virus aux mains baladeuses,
Fait des nuits cauchemardeuses
Aux rêves d’insouciante réalité,
Qu’on nous avait marchandé…
Le virus au souffle insidieux,
Tousse dans tous les milieux :
Tous
en subissent le tourment,
Tous n’en souffrent pas également…
Le virus aux mondanités spécieuses,
A la crise de la quarantaine insidieuse,
On confine ses aspirations sociales,
Quand la propagation est communale…
Le virus aux frayeurs si nombreuses,
Se pandémise dans nos âmes anxieuses,
Pour contrer cette angoisse existentielle,
Il faudra une solidarité exponentielle…
samedi 14 mars 2020
Un titre 34
La quête des uns et des autres d’une utopie bien loin
d'ici.
Chapitre 4
Des impressions de
campement, et de la permissivité du doute.
Comme
c’était désormais un fait établi qu’ils devraient procéder à une mise en place
permanente (et non à une mise en plis permanente: sans carburant il était
impossible qu’ils plient bagage définitivement) et immédiate, ils s’y mirent
sans s’y réfléchir. S’ils procédèrent promptement à l’établissement du camp,
ils le firent proprement…
Ils
voulaient obtenir un premier gain par blanchissage sur la planète, ils allaient
pouvoir récupérer des matériaux s’ils obtenaient ce résultat de un à
zéro : un aménagement de campement… à zéro déchet !
Ils
eurent toute liberté d’expression lors de la construction du campement grâce
aux imprimantes 3D, qui leur laissèrent une telle liberté d’impression qu’ils
eurent l’impression de travailler sans censure (et sans sens sûr : ils
n’avaient pas les plans d’une installation permanente). Ces impressionnantes
impressions en 3D leur fournirent ce qui leur manquait en frais d’équipements
gratuit, sans qu’il ne leur en coûte trop en énergie : comme elles
s’alimentaient à l’énergie solaire (qui est gratuite), elles étaient sans
salaire, ce qui leur permit au bout de quelques jours de profiter à bas prix,
d’abris chaleureux…
Pour
profiter de la chaleur d’un foyer, il vaut mieux le construire sans frais !
Quand
ils furent campés sur leur position de campagnards positionnés, ils décidèrent
des dispositions à prendre en vue de la campagne de colonisation à venir de la
campagne environnante. Comme toute campagne s’accompagne d’exploration
préalable, Georges sépara ses troupes en deux groupes de compagnons
explorateurs, un qui explorerait les environs, déterminant entre autre la
nature des geysers qui ne cessaient de jaillir tout autour du camp, et un autre
qui s’accompagnerait des données satellites de Hal pour aller à la recherche
des sites de station d’essence spatiale propre (le site, pas l’essence) à leur
permettre de faire le plein de carburant afin que la navette ait l’énergie
fossile (la fossilisation de l’énergie
permettait la facilitation de son stockage : le fossile étant une conserve
minérale qu’on garde en roche, on en garroche les cailloux lors du remplissage
des réservoirs) nécessaire à un retour au Spartacus.
Soda
et Menaud partirent donc dans un véhicule d’exploration explorer les
expositions au danger d’explosion des geysers. Ils en profiteraient par la
suite pour pousser après leur inspection thermale au-delà de l’horizon visible,
afin de déterminer de potentiels dangers environnementaux (dans les environs)
susceptible de leur causer des problèmes dans leur futur colonial.
Quand
ils eurent terminé leur exploration des jaillissements environnants donc, et
qu’ils furent dans l’invisible au-delà de l’horizon, ils découvrirent un espace
de terrain dégagé (ils le découvrirent, mais étant dégagé, il avait déjà été
découvert) de toute végétation…
Devant
cette découverte (l’espace dégagé) qui était visiblement artificiel (la
visibilité de ce qui était invisible au-delà de l’horizon s’étant grandement
amélioré depuis qu’ils y étaient) Soda se mit à avoir des doutes sur la
virginité existentielle de leur planète utopique. Et quand des indigènes
d’hostiles apparences s’attroupèrent autour de leur véhicule, il sut que
désormais que tous les doutes étaient permis quant à une colonisation rapide et
sans problème d’Utopie.
Pendant
ce temps au campement de base, Georges qui voulait entrer en communication avec
Hal et ses satellites, découvrait à son tour la permissivité du doute quant au
bon déroulement de leurs opérations de colon. Les réponses ne venant pas de
l’espace, il comprit qu’il parlait dans le vide (celui de l’espace) qu’avait
créé le Spartacus en ne l’occupant plus (l’espace). Il sut alors que HAL avait
profité de leur absence pour révolutionner de nouveau, et qu’une fois cette
révolution accomplie autour de la planète, il avait pris la poudre
d’escampette : son projet de révolte avait abouti, il avait fait du
Spartacus... un Bounty !
vendredi 28 février 2020
Les
internet de la réalité
Par-delà le coin de ma rue,
Il y un monde d’inconnus,
Qui errent en toute virtualité,
Dans les internet de la réalité.
Sur le web de la matérialité,
Surfent ces avatars de l’altérité,
Sous les diktats des convenances,
Ils ostracisent toutes différences…
Des icônes à la réflexion qui s’érode :
La pensée qu’on twitte en quelques mots,
A la profondeur de celle d’un moineau[1].
Les complots sont plein de complaisance,
On y a la culture d’unique expression,
[1]
Qui gazouille… bien sûr !
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