lundi 19 août 2019


Les containers de l’éternité…












Les containers sont contents,
Qu’au sein de ce Laurent,
Ils puissent aller indolents,
Le ventre plein des choses de ce temps.





Les oiseaux effleuvent les vagues,
Entre ces cargos d’autres rivages,
Ils sillonnent l’estuaire qui divague,
En la vallée Lauranesque sans âge.




Ils n’ont de concurrents que les baleines,
Ces paquebots de marchande haleine,
Quand ils voguent sur ce fleuve de plaine,
Où dorment les souvenirs de terres lointaines.




Ils vont et viennent entre les rêvages
Des côtiers qui les observent au large,
Ils emportent leurs cœurs loin de ces plages,
Qu’ils abandonnent dans leur sillage…



vendredi 22 mars 2019


Un titre 34 
Le retour au temps perdu, dans l'espace bien loin d'ici. 
Quinzième épisode
Des chants du coq, et des coqs au vin.

(Dans l’univers en-dehors du trou noir)
-Monsieur Soda...
-Oui monsieur Naire (Fonction de son prénom).
-Je crois qu'il y a un système stellaire pas très loin qui pourrait faire l'affaire pour nous sortir d'affaire. Il s'agit du système de...

-Cocorico ! L’interrompit Hal…

-Bon, voilà que notre IA dérangé nous dérange… Hal se prend pour un coq !

-Peut-être qu’il se prend pour, parce qu’il s’éprend de France, suggéra un Spartakien d’origine contrôlé Gauloise…

-Non, intervint le navigateur de fonction Fonction Naire (homme de prénom et de rôle confondant), Hal ne déraisonne pas, du moins ne le fait-il pas sans raison, car dans ce cri de galliforme apparence, c’est notre probable destination qui se terre (et qu’il déterre par son intervention) : la terre sise au sein du système stellaire Corico. Il y a sur la planète habitée de ce système, une civilisation qui semble suffisamment évoluée pour nous fournir tout ce dont nous avons besoin pour la poursuite de notre voyage. Les données obtenues à partir des scans longue distance sont fort prometteuses, et sans doute que des sondes stroboscopiques [1] nous confirmerons que ces promesses ne sont pas que vanités (ce qui nous serait une triste déveine, car pour que des promesses adviennent, elles ne doivent pas l’être (vaines)).

Soda demanda à Hal d’envoyer plus d’une des sondes (que les sondes y descendent, lui dit-il), pour qu’un sondage sur la planète Corico s’y fasse. Hal s’empressa d’obéir, et ses sondes firent leur enquête au triple galop. Il put donc rapidement leur donner les résultats de sondages qui galopent (avec une marge d’erreur de ±3,1% 19 fois sur 20) : si la tendance se maintenait, ils allaient trouver tout ce dont ils avaient besoin sur cette planète.

Corico leur serait le chant d’un coq… et non celui d'une sirène !

Selon toutes apparences, les Coricoquiens l’étaient (de toutes apparences), dont celle des humains donc. En conséquence, ils allaient pourvoir s’y confondre, sans qu’on les confonde avec des aliens. Et comme leur civilisation était équivalente à celle de la terre au début du début du vingtième siècle, ils possédaient tout ce dont le Spartacus avait besoin pour poursuivre son périple (dont des psychiatres aussi fous que ceux de la terre pour soigner Hal).

Déguisés en Coricoquiens, Soda et son équipe d’intervention se rendirent sur la planète des sondés. Mais quand ils y furent, ils constatèrent qu’ils se trouvaient dans la marge d’erreur de ±3,1%. Un détail d’importance était passé inaperçu lors des sondages stroboscopiques de Hal…

Les Coricoquiens avaient la peau bleue !

Soda se dit que Hal, en plus d'être fou, devait être daltonien, et que s’il avait su avant de descendre sur la planète qu’il était un Dalton, il l’aurait déconnecté plus vite que son ombre.

-Impossible de passer inaperçu maintenant. Si nous essayons de le faire, nous allons leur faire une peur de la couleur de leur peau, dit Soda.

-On a qu'à se déguiser comme les moines, ceux qui qui ont le visage caché par leur capuche et qui gardent leurs mains dans les manches de leurs robes, suggéra alors Fonction Naire (pas sur les nerfs quand il était en fonction).

-Il n’y a peut-être pas de moines sur ce monde, intervint Soda…

-Hal signale qu’il a relevé la présence de cristaux d’antimoine dans les relevés géologiques, et il affirme que l’antimoine ne peut exister s’il n’y a pas son contraire, le moine, pour l’équilibrer….

-Hal serait-il taoïste ?

-Oui, même s’il a le Yin et le Yan un peu élastique…

Faisant confiance au raisonnement ésotérique de leur ordinateur fou, ils se fabriquèrent des habits de moine avec leur imprimante 3D. Puis, quand ladite DDD les cracha quelques minutes plus tard, ils enfilèrent ces habits qui les firent moines, prouvant par là que l’habit pouvait le faire…

Ils se rendirent à pied, en rang de moines, dans la petite ville qui se trouvait à proximité. C’était une petite bourgade très animée, aux ruelles embouteillées par une circulation importante, mais pour le moins vacillante !

Sur Corico tous les véhicules fonctionnaient à la vapeur… d'alcool !

Tout fonctionnait à base d’alcool sur ce monde : plutôt qu'un cycle hydrologique, la planète avait un cycle alcoolique ! Les grands réservoirs liquide tels les océans, les fleuves ou les lacs y étaient remplis d'alcool frelatée (le phénomène n'était pas naturel, on avait transformé ce monde en un gigantesque alambic plusieurs millions d'années auparavant, à l'époque de la prohibition interstellaire).

D’ailleurs (et de là), ils purent avoir un avant-goût de la particularité de ce monde, quand ils se firent prendre par la pluie en se rendant à l’hôtel. (Hal avait pu leur réserver des chambres en ligne : les Coricoquiens avait le web, même si ce n’était pas un inter très net). Cette douche écossaise (ce jour-là, l'orage avait un goût de scotch) les mit au diapason de la populations locales, qui étant en permanence sous l'effet de l'alcool (on disait d’eux qu’ils étaient des coqs au vin) avaient le vacillement dans la démarche, et la mollesse dans la mâchoire/ !

Ce qui n'était pas du tout commun cependant sur ce monde, était d'être complètement ivre. Les coricoquiens avaient en effet développé une grande résistance aux effets de l'alcool. L'évolution éliminait ceux qui se retrouvaient saouls morts (ce qui se faisait assez rapidement du fait qu'ils étaient morts) et seul ceux qui en supportait l’ivresse pouvait survivre dans ce monde éthylique.

Pour ne pas être en déphase avec les habitants de la planète, quand ils se furent rassemblés dans une chambre hôtelière, les hommes de Soda se firent imprimer des capsules anti-alcool par la triple dés, afin que le mauvais temps ne les saoule pas trop. Malheureusement pour leur tempérance, ils allaient découvrir que sur ce monde, si l'efficacité des pilules étaient partielle, la présence des spiritueux qui rendaient spirituels, ne l'était pas...




[1] Les sondes stroboscopiques par leur alternance de clair-obscur, permettaient de fouiller dans tous les coins, qu’ils soient à la lumière ou dans le noir.

mardi 26 février 2019

vendredi 22 février 2019


L’hiver qui m’abandonne





J’aime mieux l’hiver qui abandonne,

Que la neige qui déraisonne :

C’est un traitresse saison

Qui ne m’ensevelit pas dans ma maison !








Je préfère les gratteux de Loto-Québec,

Aux grattes à longs becs :

Je n’y gagne peut-être pas souvent,

Mais je ne m’y éreinte pas tout le temps !



 


Le froid qui gèle est du mauvais cannabis

Quand il envoie le mercure au fond des abysses…

L’hiver est un striptease climatique,

Qui déshabille le réchauffement subarctique.




J’aime mieux les tempêtes asthmatiques,

Que les blizzards apocalyptiques :

Quand Éole a le souffle court,

Il y a moins de bordel dans ma cour !





J’ai la pelle au bord du gouffre,

Je suis las de l’hiver qui fait de l’esbrouffe,

J’aimerais mieux qu’il trahisse ses convictions,

Et m’abandonne à une autre saison !


jeudi 14 février 2019

Croque-vie décembre 2018, Varadero, Cuba.
(Deuxième partie)



Dans les ruelles de la ville au soleil qui ensommeille, les habitants se hâtent avec lenteur vers leurs destinations. Ils ont l'heur d'avoir l'heure à géométrie variable : ils vont avec la ponctualité des enfants qui roulent sans bicyclette,
vers qui les attends  ! 

















Leurs vélos ne sont pas véloces, ils y pédalent au rythme des Caraïbes. Les roues des bicyclettes  font plus de détours que de tours, quand pour le pédaleur... le chemin  importe plus que la destination !













Et quand ils bagnolent leurs déplacements, ils les roulent dans les paquebots de ceux qui les roulaient à une autre époque : les vestiges d'un passé révolutionné !



jeudi 7 février 2019



Un titre 34 

Le retour au temps perdu, dans l'espace bien loin d'ici. 

Quatorzième épisode 


Des plaines qui désertent, et des déserts qui émoustillent.



(Dans le trou noir virtuel…)



Quand le général se fut présenté à Georges et Menaud, voyageurs particuliers (particulièrement chanceux de s’être tirés indemne des flèches tirées par les indiens) de cette singularité (ils y étaient particulièrement singuliers), Georges se dit que de se retrouver sous la protection de Georges Armstrong Custer à la veille de la bataille de Litle Big Horn n’était peut-être pas la meilleure façon d’éviter de s’y faire massacrer. Quand Menaud lui demanda ce qui le tracassait, il lui expliqua ce qu’il en était en général de ce général, et de la bataille à venir (mais sans avenir pour ceux qui allaient y périr). Menaud, inconscient qu’il était de la situation précaire qui était la leur (sa planète n’ayant pas vécu de guerres indiennes, il ignorait tout du sens des flèches) en devint conscient au fil des explications de son capitaine.



-Nous ne sommes pas vraiment au bon endroit au bon moment, conclut-il des explications de Georges. Il serait peut-être opportun de quitter l’armée de ce général avant qu’elle ne soit désarmée définitivement.



-Il vaudrait mieux cesser d’en disserter, et déserter le plus vite possible…



-Oui, lui répondit Georges, allons-y sans attendre. Il n’y a pas de temps à perdre, et… (Mais le déserteur en chef ne termina pas sa phrase, son attention soudain attiré par le Général Custer). Vous ne trouvez pas que le général et son cheval sont bizarres ?



Menaud se retourna pour observer le Custer en partance, et fût étonné en regardant le massacré en puissance (puissance qui se transformera en impuissance lors dudit massacre).  Il eût la surprise de constater que le général futur vaincu avait vécu : il n’était plus !



Quant à son cheval, il était devenu un chameau…



Mais ce n'était pas les seuls différents que ses sens enregistrèrent d’avec le réel d’avant : la plaine n'était plus pleine... elle était déserte !



-Finalement nous n’aurons pas à déserter, dit Georges, il semble que ce soit le désert qui soit venu à nous... 



Ils étaient en effet maintenant perdus dans le désert des Sébastes. (Ils ne le savaient pas encore, mais ils s’y trouvaient… même s’ils ne s’y retrouvaient pas !) Ce déserté de toute végétation était celui d’Alberta, la reine Sébastienne. C’était un erg aux sables libidineux, qui avaient la particularité de s’insinuer insidieusement par les pores de la peau, pénétrant tous les orifices pour venir doper la production de dopamine du cerveau. Cette pénétrante stimulation libidineuse induisait une luxuriance fantasmatique dans les neurones, qui résultait en une éjaculation projective créatrice : elle faisait apparaître des mirages d’oasis sensuels au sein du désert (sein que l'on aurait volontiers caressé s’il se fût trouvé à portée de main).



Et comme on se trouvait dans une réalité virtuelle, les images qui venait de naître de l’esprit de Georges et Menaud passèrent de la virtualité à la réalité.



Ils allaient donc vers un de de ces havres mamelonnés, leurs libidos exacerbées par les graines (de sable) libidineuses du désert.



Mais ils n’avaient pas qu’une soif égrillarde à satisfaire. Si leurs pensées étaient gorgées de pensées libidineuses, ils n’en étaient pas de même de leurs corps : si leurs imaginations s’étaient désaltérés d’érotisme, leurs gorges étaient trop profondes pour s’abreuver de l’aridité désertique ...



Heureusement, quand ils atteignirent la palmeraie égrillarde, ils purent étancher leur sécheresse géorgienne (d’une région pleine de gorges : la Géorgie en regorge paraît-il) et leur concupiscence. Ils étanchèrent dans la lagune de l’oasis pour l’une, et entre les chairs accueillantes d’Alberta pour l’autre (la princesse du Sébaste se faisait un devoir d’accueillir entre ses formes généreuses, les égarés libertins qui empruntaient la piste du désir en son désert).




Après les torrides ébats, vint le moment des calmes débats.



-Pourquoi donc ce pays désertique est-il appelé celui du Sébaste, princesse ? Demanda Georges à ladite royauté vautrée à ses côtés.



-Parce qu'en virtualité spatio-temporelle, il se peut qu'un pays qui est un immense désert tirent son nom d’un poisson, alors qu’il n’en contient aucun en son sein (désertique). Dans ces univers, le paradoxe est un art consommé sans modération, ajouta la royale Sébastienne après un court moment de réflexion (dans un miroir, elle adorait réfléchir à son image).



-Pardonnez-moi princesse, intervint alors Menaud, mais comment se fait-il que vous vous sachiez dans la virtualité de cet endroit singulier. En faisant partie, vous ne devriez pas ne pas être en mesure d’en saisir le Tout...



-C'est que je suis un élément singulier de cette singularité. Je donne dans la démesure depuis que j'ai eu la grippe, lui rétorqua la monarchie prélassée sous les palmiers enlacés (les arecs étant des créatures sensibles, les activités polissonnes de leur souveraine stimulaient leur volupté végétale, et les entraînaient dans des enlacements tout à fait coquins). Lorsque je fus grippé, je me mis à tousser, et ce fût lors de ces expectorations que j’eu accès au Tout.



-Oh ! Si je comprends bien, dit Menaud à l'altesse voluptueuse, l’atout que vous eûtes pour comprendre le Tout, fut la toux que vous fûtes.



-Voilà, reprit la royauté pornographique, vous avez compris, et moi je l'ai fait au moment de cette épisode de la Toussaint, cette toux qui m'a révélé la sainteté du Tout.



Les deux voyageurs de la virtualité entreprirent alors d'interroger la royale débauchée qui savait tout du Tout, afin d'en apprendre suffisamment pour avoir un atout dans leur jeu, et ainsi ne pas se retrouver avec rien du Tout lors de leurs pérégrinations quantiques qui les mèneraient sans doute un peu partout...



-Ce qui importe, leur dit-elle, est que vous sachiez que dans la singularité, toutes les réalités que vous rencontrerez proviendront du cerveau de Georges, parce que c'est par lui que la singularité est devenue virtuel lors de l'explosion qui l’a créée.



-Parce qu'elle a accédé à son inconscient, inconscient qu'il était lors de l'explosion, compléta alors Menaud.



-Exactement. Et comme il fût la passerelle (bien qu'il ne fût pas sur la passerelle à ce moment-là) entre la singularité et le virtuel, il est le seul qui puisse influer sur les réalités que vous allez rencontrer...



-Et comment je fais pour influer ? Demanda Georges.



-Avec difficulté, lui répondit Alberta


vendredi 25 janvier 2019

Croque-vie décembre 2018,
Varadero, Cuba.


La ville de Caraïbes ensoleillement a le pouce vert : même ses trottoirs sont en végétante mutation. Varadero a l'urbanité repoussée par sa nature de rebelle...   


Et dans les portiques aux arches qui regardent la rue sous leurs pieds, les habitants de la faune domestiquée vagabondent librement au sein ce pays à la flore urbaine plus prodigue de palmiers que de bitume...











Les tous risques côtoient les habitants de la Playa Azul, dans ses rues où le goudron est assaisonné par les fines herbes qui le transpercent ici et là... en Caraïbe, la nature se vautre dans la luxure !

jeudi 17 janvier 2019


L’igloo dans mon salon


Quand il neige dans ma maison,
Je fais un igloo dans mon salon.
C’est un dôme de glace rebelle,
Où je m’abrite des vérités partielles
Que souffle les blizzards médiatiques,
Sur ma demeure de l’antarctique…




Sous cette tente d’iceberg morcelé,
Se cache un ours polaire mal léché.
Je suis un misanthrope de rare chevelure,
À l’âme lassé par les bourrasques de parures
Qui soufflées par les airs de ce temps,
Mettent ma banquise au tourment…









Les neiges ne sont éternelles qu’en hiver,
Sur les terres des nationalistes identitaires.
Je me protège de leur climatisation changeante,
Dans mon bunker d’esquimaude clairvoyance.
Sans l’air conditionné aux valeurs communes,
Le pôle du sud au nord est semblable sous la lune…



samedi 12 janvier 2019



Un titre 34 

Le retour au temps perdu, dans l'espace bien loin d'ici. 

Treizième épisode 


Des utopies utopiques, et des ordinateurs fous.





-Justement, répondit l'IA, j'allais vous proposer de nous rendre sur la planète Utopie, qui se trouve à quelques parsecs d'ici, vous devriez y trouver tout ce dont vous avez besoin...



-Alors, en route pour Utopie, le somma Soda...



Finalement, le passage en Utopie sommé par Soda à l’IA, se somma par une déception qui les assomma. Il fut sans avenir une fois qu’ils y furent passés, et dépassés sans qu’ils l’aient vu venir : le système était tellement utopique qu'ils y passèrent sans le voir… et s’en espacèrent sans s’en apercevoir ! Force-leur fut de constater que cette Utopie avait la réalité bien évanescente…



Y passer fût un véritable passage à vide !



-Ce passage sous vide n'est pas une bonne nouvelle, dit Soda à Saule lorsqu’ils se retrouvèrent sur la passerelle.



-Oui, répliqua ce dernier (ce qui n’en faisait pas un premier malgré ce qu'en disait le proverbe), on comptait sur ce système pour faire le plein de provisions, de carburants, et de toutes sortes de choses qui vont nous manquer cruellement quand nous en manquerons ! (Saule maîtrisait parfaitement l’art de la redondance répétitive.)



-Tu as bien raison, répliqua Soda, nous n’avons pas comblé nos manques à cause de ce vide quand nous le pouvions, et maintenant que ce que nous pouvions nous ne le pouvons plus, nous devons trouver ce que nous pouvons de nouveau. (Il s’arrêta, pas très sûr de ce qu’il venait de dire avant d’y avoir pensé.) Hal, poursuivit-il, as-tu une solution pour palier à ce manque à gagner que nous avons perdu en Utopie ?



-Hal, la, la, la, lui répondit Hal, les carottes cuites sont archi sèches, et même si la duchesse s'enfuit, les carottes resteront cuites !



-Euh, répliqua Soda.



-Euh, euh, répliqua Saule (qui n’hésita pas à étendre son art de la répétition redondante aux truies (cochon qui s’en dédie, de ce que dit l’autre).



-Euh, eux et nous, rétorqua Hal, formons un autre nous que celui des autres qui ne sont pas nous autres…



-Monsieur, intervint alors Crate (Buro de son prénom), il semblerait que les fonctions cognitives artificielles de Hal se soit autodégradé lors de notre passage en vitesse éteignoir : comme il lui a fallu éteindre toute les lumières pour qu’on la dépasse (la lumière), il a dû éteindre ses propres synapses luminescentes par la même occasion, et il semblerait qu’il ne soit pas parvenu à toutes les rallumer…




-En bref, il a perdu la boule lumineuse…



-C’est cela monsieur, et si on ne trouve pas un interrupteur pour la rallumer, il risque de la perdre pour de bon…



-Et nous perdre par la même occasion, ce qui serait fâcheux surtout que nous sommes déjà perdus au fin fond de la galaxie…



-Oui, intervint Saule, et quand on se perd deux fois, on ne se repère pas, on se reperd… 



-Y’a t’il un moyen de rallumer les neurones artificiels de Hal ? Demanda Soda.



-Oui, en trouvant un psychiatre d’artifice, spécialisé dans les intelligences qui le sont (artifices elles), lui répondit Crate.



C'est à ce moment qu'un de ceux qui faisaient des choses sur la passerelle qui avaient l'air très importantes, mais dont personne ne pouvait dire en quoi elles consistaient, intervint...



-Monsieur Soda...



-Oui monsieur Naire (Fonction de son prénom).



-Je crois qu'il y a un système stellaire pas très loin qui pourrait faire l'affaire pour nous sortir d'affaire. Il s'agit du système de...