jeudi 31 août 2017


Les mollusques oubliés.

 



Le vent souffle sur mes battures,

Il en secoue les courbatures.

Ce sont des mollusques oubliés,

Les meurtrissures des années…










Sur les sables encore humides,

Où se sont égarés mes souvenirs,

Les fruits de la mer desséchés,

Se languissent de mon passé.









Quand reviendra la marée,

Les vagues de mon âme blessée,

Sur l’estran de nouveau englouti,

Sombreront dans l’oubli…



mardi 29 août 2017

mardi 8 août 2017


Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 9  


De la sève soûlante, et des plans a, b…


Le plan de Soda, qui était de saouler les Zorglubs jusqu’à ce qu’ils soient ivres morts avec la sève à 90̊ de Saule, avait une faiblesse dont il prit conscience alors qu’il était trop tard pour la forcer (on force la faiblesse pour qu’elle cesse d’en être une). Pour que les Vilains se saoulent de la sève de Saule, les Spartakiens devaient pour les y convier (devenant ainsi leurs cons vivent) les accompagner dans cette dégustation d’éthylisme sévère (de la sève). La résultante de ces verres vidés vers l’effet saoulesque escompté, fut que si les convivés furent ivres morts, les convivants eux, se retrouvèrent ivres comas.


Et ils avaient le coma incapacitant...

Ce qui était certes un état moins débilitant, mais qui n’en réduisait pas moins considérablement (ce qui n’est pas loin d’être beaucoup) leur efficacité à mettre en pratique les éléments cruciaux du plan de reconquête de liberté. En d’autres mots, le plan conçu par Soda ne verrait jamais le jour, avorté qu’il venait d’être par leur ivresse comatique. (Quand on dit que c’est dangereux pour les femmes enceintes de prendre de la boisson.)

En d’autres d’autres mots, Soda et compagnie n’eurent pas la sobriété suffisante pour fausser compagnie à leurs conviés sous décès. Plutôt que d’user de la poudre de Escampette, (célèbre pour avoir fui sans payer ladite poudre) ils ronflaient en sol mineur avec les Vilains pas beaux…

Ce ronflement en sol mineur, laissait Saule majeur perplexe. Lui qui était source de cette sève qui assève ceux qui en consomment, était le seul lucide dans le vaisseau à l’inconscience généralisée, ce qui le laissait bien seul pour une fuite généralisée de ce secteur de l’espace. Mais comme il n’avait pas la solitude amère, il décida d’en user (de son esseulement de conscience) pour passer au plan b.

B comme dans bâtit sans fondation, parce que ladite plantation secondaire n’avait pas été prévue au départ. Il improvisa donc cette suite imprévue des desseins originels de Soda, et même s’il n’avait pas la table à dessin de son compagnon pour y pourvoir (le pouvoir corrompt, c’est un pourri pouvoir), il avait cependant l’avantage de par sa nature arboricole, d’être toujours bien branché. Il usa donc d’une de ces branchies sylvicoles pour extraire des ondes l’environnant, celles qui émanaient du Spartacus, puis les transforma en oxygène communicationnelle afin de faire une respiration commune avec Hal.

Et de ce souffle partagé, ils concoctèrent la plantation bée dont il avait besoin pour passer aux choses suivantes, qui leur permettrait de dépasser les choses présentes. En fait, le plan d’abbé qu’ils établirent, était si tellement habilement construit, qu’il en devint plus a que b.


Non seulement ils avaient trouvé comment retourné la situation alphabétique de leurs plantigrades (ils accompliraient chaque grade de leurs plans en marchant sur la plante des pieds (ou des racines dans le cas de Saule)), mais ce qu’ils avaient échafaudé allait permettre de reDysonner (à défaut de les raisonner, on les retournerait dans leur Dyson en bulle) les Zorglubs… 



dimanche 23 juillet 2017

Dommage collatéral






Il est un dommage collatéral,
Un entrefilet dans le journal,
Une statistique de méprise,
Pour ceux qui le visent.














Il n’est pas un terroriste,
Un de ces Jihad Islamistes,
Qui tuent sans émotions,
Et sans erreur de vision.










Il est une victime inconnue,
Un innocent aux mains nues,
Un détail assassiné,
Par une bombe mal destinée.


samedi 15 juillet 2017

Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 8


 

Des vilains pas beaux, et de la sève vinicole…


La passerelle de commandement du vaisseau des vilains nouvellement sortis de Dyson (qui disons-le, ne s’en sont sortis (contrairement à Samson qui ne s’en est pas sorti) que par la grâce involontaire de leurs invités volontaires), avait la particularité d’être caractérisés par une insensibilité monochrome de misogyne allégeance. C’était une passerelle qui n’était pas passée par elle : elle ne comptait aucune touche féminine…

Ils avaient la testostérone prééminente ces méchants hormonaux hors normes. Ils se distinguaient… mais ils n’étaient vraiment pas distingués !

Leur chef patibulaire était assis, bien avachi dans son fauteuil de commandement qui était sis (si, si, il était assis avachi où il était sis) au milieu de la pièce. Il regardait d’un œil torve (à ne pas confondre avec un œil morve, qui a tendance à couler plutôt que de faire crouler) ses invités intrus Spartakiens pénétrer dans la passerelle (mais toujours sans passer par elle, ce qui en faisait, considérant la nature résolument machiste des vilains, une entrée d’une virile homosexualité). Il les regardait s’en venir vers lui, en suintant d’un liquide vert par ses divers orifices, il avait tout le charme d’un gros Troll dégoulinant et puant…

-Vous êtes des pustules virulentes que je vais écraser, aussitôt que vous m’aurez dit tout ce qu’il y a à savoir sur l’arme secrète dont votre inintelligence artificielle m’a dit que l’un de vous avait le secret, une potion qui paraît-il, me permettra de détruire tous ceux qui me contrarient, ainsi qu’une bonne partie de ceux qui ne me contrarient pas, éructa violemment le chef des Vilains. (L’emploi d’une majuscule pour désigner les Vilains à ce stade du récit n’est en rien fortuit, le commun de ce nom s’est lavé de tout soupçon de collaboration avec qui que ce soit à la suite de ce discours adiplomatique (le a privatif grec), et le nom est devenu dès lors le propre de cette communauté pas commune).

Tout à son éructation de malvenue aux Spartakiens (qui heureusement pour la propreté de leurs habits, avaient gardé une distance révérencielle avec le Trône de Faire Peur, la terreur verte que le troll crachait en accompagnement de ses paroles était tachante, même si elle n’était pas attachante) le Vilain trônant gesticulait en tous sens, sans pour autant que ces mouvements n’aient de sens…

Georges décida qu’il valait mieux ne pas s’arrêter au contenu du discours de déconvenue (discours au contenu contrariant les bonnes intentions) et décida que la meilleure stratégie permettant de réaliser la stratégie suggérée par Soda (se disant qu’il fallait à un certain moment cesser de mettre des plans en strate, et agir, ou en mots issus de la diversité du vocabulaire, que le moment était donc venu de passer à la deuxième partie du mot stratégie) était de répondre directement, sans tenir compte de l’attitude déplaisante de l’alien aliéné qui leur faisait face.

-Nous avons effectivement avec nous le producteur de la potion secrète dont notre IA vous a parlé…

-C’est une arme secrète ? Demanda l’ulcéré à la curiosité maintenant piquée.

-Oui, nous la secrétons à partir de sa sève. (Ce disant il désigna Saule qui s’avança d’un pas vers leur rébarbatif hôte)

-Ça ne vous dérange pas d’être sevré ainsi, demanda le répulsif interlocuteur (qui était maintenant tellement pris dans la conversation, qu’il en avait oublié sa nature désagréable, ce qui l’avait emmené à poser sa question d’un ton presque posé).

-Non, je suis content que ma sève serve notre cause, lui répondit Saule.

-Et c’est ce sirop de saule qui constitue la potion stimulante qui me permettra de devenir tellement intelligent, que je pourrais par la suite faire des plans machiavéliques qui me permettront de m’emparer de tout l’univers pour le mettre à ma botte, et que je pourrai faire souffrir tous les êtres vivants qui me déplaisent ? Demanda le purulent qui avait désoublier sa nature de désagréabilité totale…

-Oui, lui répondit Georges d’un ton confiant…


Tout le plan de Soda reposait sur une information qu’avait déniché Hal dans la bibliothèque galactique. Il y avait appris que les Zorglubs (c’était le nom officiel des habitants de ce monde peuplé d’antipathiques agressifs, Vilain étant un petit surnom amical) ne connaissaient pas les principes de la fermentation, et comme le sirop que l’on tirait de la sève de Saule contenait un alcool à 90 ̊ … 

mardi 11 juillet 2017

Le rêveur qui ne dort pas…






Je rêve que je ne dors pas.
Je suis un rêveur éveillé,
Un chanteur d’opéra,
Dans une salle désertée…








J’ai la paupière ouverte :
Je guette les histoires nocturnes,
Comme un dormeur alerte,
À la somnolence diurne.






Quand je rêvais que je dormais,
L’univers était moins compliqué :
Tout le monde sommeillait,
Quand mes songes se révélaient.




Maintenant que j’ai l’œil ouvert,
Je suis un rêveur du matin,
Un oublié au milieu d’un concert,
Abandonné par ses musiciens.


vendredi 16 juin 2017


Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 7

Des vaisseaux de guerre, et des guerriers en vaisseaux


La guerre en vaisseaux (sans gains pour les perdants) était maintenant tellement proche du Spartacus, qu’on pouvait dire qu’ils en avaient terminé leur approche, même si les spartakiens ne se sentaient pas plus proche des guerriers aux vaisseaux rapprochés…

Plutôt qu’une proximité intimiste, c’était un rapprochement intimidant !

Ces rapprochés reprochés (par ceux qu’ils venaient d’approcher) circulèrent ensuite autour d’eux, et du fait de cet effet courbe, les encerclèrent dans un cercle fermé. C’était une approche digne d’un circulaire de promotion conquérante, de la part de ces malvenus nouveaux venus. Ils avaient des intentions hostiles au style agressif, dont ils firent part à l’équipage du Spartacus, sitôt qu’ils eurent complétés leur mouvement circulatoire aux alentours du vaisseau terrien, maintenant central…

-Futurs esclaves du vaisseau de moins que rien, traduisit Hal pour l’équipage tendu (non seulement ils devaient tendre l’oreille pour entendre en raison d’un bris de haut-parleur, mais leurs tensions artérielles prenaient des airs d’hypertension à mesure que la situation se dégradait), nous vous avertissons que si vous ne vous rendez pas sans condition, nous allons vous exploser la tronche… En fait, reprit l’agressif interlocuteur, même si vous, vous soumettez immédiatement sans condition, nous allons peut-être quand même vous éclatez la tronche, si nous pensons que vous n’avez rien d’utile pour notre prochaine esclavagisation du reste de l’univers. Disons-le franchement, maintenant que le Dyson n’est plus, nous allons pouvoir faire suer d’aplomb ceux qui nous y avaient enfermé, ainsi que tous ceux qui n’ont aucune responsabilité dans notre enfermement…

Le discours inconvenant du malvenu agressif, jeta une pléthore d’eau réfrigérante sur la douche d’eau froide qui avait déjà arrosé l’équipage lors de l’approche intempestive des vilains affreux menaçants.  Il y eût alors un moment de silence angoissé, qui étreignit ceux qui se trouvaient sur la passerelle du Spartacus. Finalement Soda, à défaut de pain, rompit cette muette ambiance…

-Dis Hal, sais-tu qui sont ces gugusses ? Et selon tes analyses par scans extériorisés, sont-ils aussi puissants qu’ils le disent ?

-Pour le moment, je ne peux dire exactement qui ils sont, mais je vais aller consulter la bibliothèque galactique pour en savoir plus, aussitôt que je retrouve ma carte d’abonnement. Quant à ta deuxième question, mes scanners ont dressé un tableau exhaustif de leur armement, et s’ils ne peuvent pas nous détruire, ils peuvent nous faire très mal.  Par contre, ils ne conquerront pas l’univers avec les armes dont ils disposent. Leur technologie datant de quelques millions d’années, il y a eu dans l’intervalle des percées scientifiques dont ils n’ont pas entendu parler, étant dans leur trou bouché par le Dyson…

-C’est bon, je vois, reprit Soda. Dans ce cas, voici ce que nous allons faire. Tu vas leur dire que…


***

Quand ils pénétrèrent dans le sas décompressant (qui soulagea leurs tensions qui précédemment hypertrophiée par les jets d’eau refroidissant), Saule, Soda, Georges et Menaud furent accueillis par leurs nouveaux meilleurs ennemis. Ceux-ci, quand ils les considérèrent suffisamment décompressés, les invitèrent à les suivre à travers les coursives du vaisseau tout plein d’authentiques antipathiques guerriers (dorénavant sans Dyson pour les retenir d’être désagréable avec tous ceux qui croisaient leur chemin).

Les guides de la délégation des émissaires du Spartacus, étaient des soldats extra-terrestre à l’allure de Pitbull patibulaire.


-J’espère que tu sais ce que tu fais, bruissa Saule à l’oreille de Soda, parce que si tu te goures, ces gugusses n’hésiteront pas à me déraciner, suite à quoi ils vous étêteront…


-C’est ce qu’on ne va pas tarder à savoir, lui répliqua l’étêté putatif, je pense que nous sommes arrivés sur la passerelle de commandement…

mardi 30 mai 2017

L'ostie de vieillir...

L’ostie de vieillir,
Chaque jour un peu pire.
La plaie des jours passés,
L’avenir sans éternité.
L’ostie de vieillir,
Le plus dur à venir…



















L’ostie de temps qui amenuise,
Les forces qui s’épuisent,
Une suite de lendemain de veille,
L’érectus qui s’ensommeille.
L’ostie de temps qui dégrise,
Les tempes qui se grisent.


L’ostie de plan de retraite,
Passer la journée en bobette,
Espérer qu’y fasse pas trop froid,
Au sud de l’Alberta.
L'ostie d'art de vivre,
Le bonheur en canne qui enivre.



















Et puis l'ostie de vieillir,
La décrépitude en devenir,
Le tout-en-un funéraire,
Le prêt-à-porter testamentaire.
L'ostie d'art de mourir,
La recette du dernier soupir...


dimanche 28 mai 2017


Un titre 34 

Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 

Chapitre 6
Des navettes en partance, et des sphères de Dyson… disons !

Quand la navette décolla, il était vraiment temps qu’elle le fisse (même si quand le fils sans père se perd, il se retrouve sans repère et ne peut plus atteindre son repaire) parce que le tsunami qui s’en venait lui, avait bien des fils qui le suivaient vagues après vague. S’ils ne se fussent pas tirés de la planète avant qu’il ne s’en fût venu sur eux, la déferlante les aurait alors submergés, les transformant par le fait même en poissons qui n’eussent pas appris à nager…

La vague aurait noyé le poisson…

D’ailleurs à cet endroit, le rat désamarré se montra si violent, qu’il emporta dans son sillage l’Île sans dôme pour la protéger. Ce qui fit dire à Soda, qu’une île qui perd son condom, capote !

 Quant à eux, ils l’évitèrent en lévitant dans leur navette, et ils purent repartir dans l’espace pour rejoindre le Spartacus.

Une fois qu’ils furent revenus à bord, ceux qui y étaient demeurés leur demandèrent de raconter ce qui s’était passé sur la planète. Les demeurés l’ignoraient, parce que Hal pour contrer le virus, avait dû concentrer toutes ses fonctions sur son action vermifuge (C’était bien un ver parasite ce virus, non ?) mettant en panne par le fait même ses transmetteurs qui leur eussent permis de suivre en direct la mission de Soda et Menaud. Aussi quand ces demeurants entendirent ce qui était arrivé, ils demeurèrent stupéfaits.

-En conséquence, dit Georges dans l’après compte-rendu de Soda, après votre passage dans ce monde, il ne reste plus rien… On peut vraiment dire que vous avez fait un passage à vide !

-Mais en contre conséquence, répliqua Soda, il faut regarder le bon côté des choses : comme les dômiens de l’Île était une race qui voulait disparaître, mais qui ne savait pas comment le faire, nous pouvons dire que nous leur avons montré ce qu’il fallait faire.

-C’est sûr, retervînt (ne cherchez pas dans le dictionnaire, c’est un nouveau verbe que je viens d’inventer, dès que j’ai terminé d’écrire ceci, j’envoie un message à l’Académie Française pour qu’elle l’intronise officiellement) Georges, mais on peut penser qu’étant exterminé, ils ne pourront pas tirer profit de la leçon pour la prochaine fois… Mais quoi qu’il en soit, nous n’avons pas de temps à perdre avec une race éteinte, nous devons décider de là où nous irons, maintenant qu’il n’y a plus rien de vivant dans le coin. Nous pourrions…

Mais il ne pût pas, car au moment où il le disait, une alarme alarmée se mit à retentir…

-Qu’est-ce qui se passe Hal ? Demanda Soda d’une voix soupçonnée d’être angoissée par l’auteur.

-Il se passe, répondit Hal d’une voix sans angoisse du fait de son statut artificiel qui ne comprenait pas de version angoissante dans son statut, que contrairement aux apparences, qu’il y a bel et bien quelque chose de tout à fait vivant dans le coin. Et ce vivant du coin, s’en vient vers nous avec toute une flotte de vaisseaux de guerre, qui ne semble guère amical…

-Mais d’où viennent-ils ? Demanda Georges, et comme sous-question : Pouvons-nous filer d’ici avant qu’ils n’arrivent près de nous et qu’ils nous fasse part de leurs intentions peut-être pas tellement amical ?

-Nous n’avons pas le temps de nous tirer avant qu’ils nous tirent dessus, fit en sous-réponse Hal. Pour ce qui est de leur origine, vous n’avez qu’à regarder sur l’écran principal.

Tous levèrent alors le regard vers ledit écran de principauté, et virent une planète là où il n’y en avait pas quelques secondes auparavant…

-Mais comment cela se puisse-t-il ? Demandèrent à l’unisson les demeurés, demeurés silencieux jusque-là…

-Je pense que le dôme qui protégeait l’Île était relié à une sphère de Dyson, qui entourait cette planète, et qu’en désactivant l’un, j’ai désactivé l’autre…

-Une sphère de Dyson, c’est bien le genre de truc que l’on met autour d’une planète pour empêcher les habitants de ladite planète de la quitter ?

-Oui, et d’habitude, on s’en sert pour isoler des races qui ont des rapports vraiment désagréables avec les autres races…




mardi 16 mai 2017

Un titre 34 
Les déambulations des uns et des autres, dans l'espace bien loin d'ici. 
Chapitre 5


Des vers dans le fruit, et des génocides sans faire exprès.


La situation désespérée dans laquelle ils se trouvaient, se resespéra soudainement quand Hal de l’écoutille qu’il avait mise dans la tête de Soda et Menaud, les avisa que le virus que les Îliens avaient introduit dans son système pour en prendre le contrôle avait fait patate…
Le ver n’était plus dans la pomme de terre !

Ce sournois lombric numérique, qui avait pris un coup de vieux puisqu’il avait été conçu quelques millions d’années auparavant, avait été maîtrisé sans la moindre difficulté par Hal : sa désuétude avait entraîné la décrépitude de ses capacités de malicieuses turpitudes…

Leur soulagement de ne plus être à la merci des Îliens (conséquence du dépassement de la date de péremption du logiciel malveillant) qui voulaient les exterminer avant d’aller conquérir l’univers, fût à la mesure du désoulagement (en forme de gueule de bois, quand on fait acte de désoulagement on dessaoule) des Îliens, qui se retrouvaient en position de remerciement d’être conquis par un autre univers que le leur…

Comme quoi les univers se suivent, mais ne se ressemblent pas !

-Nous espérons que vous ne nous tiendrez pas rigueur d’avoir voulu vous exterminez sournoisement, porta de sa parole le porte-parole des Îliens. Il n’y avait rien de personnel dans nos intentions, même si elles ont pu vous sembler malveillantes au premier regard… Et peut-être un peu aussi au deuxième regard, ajouta-t-il après une légère hésitation… Mais si nous avions l’intention de vous désintégrer ignoblement, nous avions la ferme intention de le faire en ne vous faisant pas beaucoup souffrir atrocement…

À ce point de son éructation parolière, il se rendit compte que les deux extra-îliens pourraient mal interpréter son message. Cela rompit le fil de son discours et éparpilla ses idées (qui eussent transformer le discours en dislong s’il les avait toutes exprimées). Il interrompit donc sa diatribe qui était devenu un bafouillis incompréhensible en l’éteignant, sans l’étreindre toutefois.

Il préférait en rester là, se disant (mais ne le disant pas aux autres) que s’il continuait, il risquait de provoquer une catastrophe. Fort donc de cette muette éloquence, il emprunta l’attitude de ses paroliers rapportés, et se tînt immobile, tête basse, devant ses ex-condamnés à mort, qui avaient maintenant le pouvoir de leur faire subir à lui et aux siens, l’extermination qu’eux-mêmes n’avaient pu terminer. Une ex sans termination, en quelques sortes…

Soda, qui n’était pas d’un naturel rancunier, les avisa qu’ils n’avaient pas à s’en faire pour leur sort à venir. Il n’avait pas l’intention de les génocider de manière virulente.

-Ceci dit, ajouta-t-il en s’adressant aux Îliens (qui de soulagement devant leur extinction reportée, commençaient à relever la tête), nous allons tout de même prendre les mesures nécessaires pour nous assurer que vous ne referez pas le coup du virus vicieux aux prochains vaisseaux spationisants qui vont passer dans le secteur…

-Et comment allez-vous faire cela ? reprit la parole le porte-parole reprenant, si je puis me permettre de le demander.

-Hal va tout simplement détruire toutes vos capacités informatiques, ce qu’il n’aura aucun mal à faire étant donné que votre intrusion ratée dans ses synapses numériques, lui a permis de s’infiltrer à son tour dans les vôtres…

À ce moment précis, Soda comprit qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Quand il avait dit cela, les Îliens étaient passés d’une attitude soumise repentante, à un état de panique accélérée exponentiel : ils s’étaient mis à courir dans tous les sens, en criant que la fin du monde était arrivée. Comme il se demandait ce qui avait provoqué un tel vent de panique, il en sentit le souffle sur son visage. Ce qui ne fût tout d’abord qu’une légère brise, se transforma rapidement en vents violents, qui devinrent bientôt un ouragan qui se mit à arracher arbres et buissons, faisant tout voler et revoler sur son passage.

-Que se passe-t-il ? demanda Soda en s’abritant du mieux qu’il pouvait des éléments qui étaient maintenant déchaînés.

-Je vous conseille d’activer votre combinaison spatiale intégrée le plus rapidement possible, intervint alors Hal de sous sa tête. Je pense que j’ai négligé un détail en désactivant tous les systèmes informatiques de ce monde…

-Lequel ? demada Soda maintenant protégé par sa combinaison.

-C’est que le dôme qui protégeait l’île du climat quelque peu hostile de la planète, était maintenu en place grâce au système informatique que je viens de désactiver…

-Et ?

-Et cela veut dire que les ouragans et les tsunamis qui s’en viennent devraient engloutir l’île artificielle d’ici une trentaine de minute, et par le fait même détruire le seul endroit ou la vie était possible sur ce monde. Je vous conseille donc de ne pas perdre de temps et de retourner le plus rapidement possible à la navette, si vous ne voulez pas subir le même sort que les habitants du coin, que nous venons, je le crains bien, de vouer à une extermination complète et brutale sans faire exprès…