vendredi 31 mars 2023

  RÉFLEXIONS ENSEIGNANTES ET RETRAITANTES


Le prof et le bowling...
































Il est à noter qu'aucune quille n'a été blessé ou maltraiter durant la production de cette bd.

lundi 20 mars 2023

 

Les vieilles idées...


J'ai de vieilles idées dans un vieux corps,

C'est l'âge de la déraison qui m'honore...

J'ai des rides à foison qui rient de moi,

Ce sont les rides du ridicule en émoi...



Je suis un retraité en retrait,

Du monde et de ce qui paraît,

Ma calvitie en témoigne,

Elle n'est pas de celle que l'on soigne !




J'ai la sagesse en apnée,

Elle a retenu son souffle des années.

C'est une plongeuse désobéissante,

Ses maximes sont délirantes !




Je vieillis avec mes vieilles idées,

Elles seront mes compagnes de sénilité,

Et quand ma dernière nuit sera venue,

Elles ne seront que souvenirs disparus...



vendredi 3 mars 2023

Croque Vie : Baie-Comeau, Côte-Nord, hiver 2023.


Dans les sentiers où le regard se fond dans la neige,

La blanche étendue est prodigue de ses sortilèges.

La nordique randonnée a ses chemins de traverses,

L'ours, le Harfang et le lièvre y conversent...








Laurent effleure les rives de ses glaces rebelles,

Les randonneuses y rêvent un bref instant éternel,

Le temps hiberne sur la plage de Champlain *

Il a le rythme du souvenir des temps anciens...


* La plage Champlain est à Baie-Comeau.






Et du haut des rochers à l'affleurement glacé,

Le père et l'enfant partagent un peu de l'immensité,

De la côte qui a le nord déboussolé,

Et une vastitude à l'horizon si éloigné... 




mercredi 22 février 2023

 

Les barres parallèles…

Chapitre 8

 Du désordre cafardant et du Capharnaüm des Cafards.


Maintenant qu'ils avaient trouvé le moyen de contourner le champ de faiblesse du système ça l'air amorphique (ça l'air que ce système solaire ralentissait tout ce qui s'y trouvait), les spartakiens s'allèrent vers d'autres cieux (ils en avaient plein la salière de ce système). Ils avaient réussi cette extirpation salariale (le solaire rémunère de sa chaleur les habitants des planètes qui lui tournent autour) grâce à la technologie contrariante (il est d'entente humoristique ce contrat riant) que leur avait gracieusement offert Rémarche.


En beaucoup de mots, ils avaient fait une envolée extirpante des mailles du filet cosmologique amortissant, tricoté dans l'espace amorphe par l'univers relativiste (le temps est relatif dans un univers de fiction où le futur est dépassé par le présent)...


Le vaisseau avait tissé mailles après mailles leur fuite de...


Et une fois qu'il furent hors du...


Ils purent poursuivre leur escapade interstellaire vers un nouveau système autre que...


Les trois phrases précédentes ont été suspendus dans le cadre d'une expérimentation d'écriture implicite. Étant sous-entendu (et non pas entendu saoul, ce qui étant donnés les susdits propos c’eut pu (quand tu sue, ça pue)) que lesdites phrases implicitaient le système amorphe.


Ce départ interstellaire allait leur permettre de renouveler leur air (ce qui semble démontrer que lors des déplacements vers de nouveaux horizons stellaires, ''c'tait '' l'air qu'on changeait) et de voguer allégement vers un ailleurs meilleur. Ils avaient besoin de réapprovisionner le vaisseau en différentes denrées, ce qu'ils n'avaient pu faire dans ce ralentisseur cosmique qu'était le système amorphique...


Ils demandèrent à HAL, leur intelligence artificielle, (il usait d'artifice afin d'avoir l'air intelligent comme le prouvera la suite de (ce de m'implique de nouveau dans l'implicite)) de leur parler du prochain système qu'ils allaient visiter et qui se trouvait à portée de voix (ils avaient voter pour cette destination, ils l'avaient mis aux voix). Dans le nouveau systématique solarium où ils allaient, il n'y avait qu'une planète qui recelait de la vie.


-Il s'agit du monde qui est appelé Capharnaüm, commença HAL...


-Pourquoi il s'appelle comme cela ? Demanda le capitaine Georges. Est-ce parce que ses habitants sont des cafards ? Ou parce qu'ils ont le cafard ? Ou peut-être parce qu'ils ont besoin de faire du ménage dans leur capharnaüm ? Ou bien sont-ce des réfugié de la ville de Capharnaüm emporté par des extra-terrestres il y a plus de deux mille ans de cela ?


-Toutes ces raisons sont bonnes, intervint alors Soda avant que HAL ne puisse le faire (il s'était rendu compte que l'intelligence d'artifice avait trouvé ses informations dans l'atlas de la galaxie 2078 qui recensait la presque totalité des systèmes salaires (les auteurs dudit (atlas, l'implicite m'implique de plus en plus) avaient été grassement rétribué pour leur travail) dont il possédait une copie). Ce sont les extra-terrestres ayant enlevé les habitants de la ville biblique qui sont des cafards, poursuivit Soda au grand dam de HAL. Ils se sentaient cafardeux de voir leur monde en désordre, aussi quand ils ont entendu parler d'une ville qui portait le nom dudit (désordre nommé cafard, je pense implicitement) ils se dirent que si ceux-ci avaient prospéré dans une ville de désordre, ils pourraient les aider à faire de même.


















-Et, reprit HAL, d'une voix sèche (il était froissé par l'intervention de Soda, jaloux de ses informations, il n'aimait pas que quiconque se permette de fouiller ses sources), ils ont donc appris aux cafards comment résoudre le désordre planétaire qui était le leur. Ils leur ont expliqué que pour surmonter leur existence cafardante ils n'avaient qu'à nommer toutes les choses qu'il y avait sur leur monde, et qu'ainsi ils feraient des nominations ordonnées qui repousseraient leur capharnaüm existentiel, et pourraient ainsi chasser ce cafard (l'implicite s'explicite) qui leur étreignait le cœur...


-C'est donc, reprit Soda qui s'était senti frustré à son tour quand HAL lui avait volé la vedette, une population nominative qui cherchent des noms, mais qui n'acceptent pas de non (Soda avait implicité le non du nom). Il faudra donc quand nous y serons, ne pas le faire négativement, mais dans un esprit de nominatif...


-HAL, emmenes-y le Spartacus, dit Georges...


-Pffffffft, fut la réponse de L'IA frustré, qui avait décidé de bouder.


Il les emmena tout de même à destination, car si sa bouderie était désordonnée implicitement, Georges lui avait donné un ordre explicite, ce qui l'avait obligé à ranger son désordre son désordre boudhique. (Bien que Boudha ne boudait pas, il méditait en écoutant du Nirvana...)

samedi 28 janvier 2023

 

Quand le mal est invisible.




Quand le mal est invisible,

La souffrance est indicible,

Quand la maladie est mentale,

Le cœur n'est plus de métal...






Quand plus rien n'assure nos pas,

Marcher vers l'avant devient un aléas.

Quand éclate l'orage de l'amer,

Les larmes se font rivière...






Quand l'armure n'est plus que de carton,

Les flèches nous percent sans distinction.

Quand le mal est invisible,

Il n'y a plus personne d'invincible...

lundi 19 décembre 2022

 Croque Vie : Grandes-Bergeronnes (camping Bon Désir) automne, été 2022.


Sur la terre des campeurs,

Où le fleuve nous effleure,

Il n'y a pas de pas perdus,

Quand on y marche sans but...


À la Bergeronnes des bon désirs,

(Où les canards ont un bel avenir)

Le temps qui repose sur un banc,

Fait que s'éternise le moment...



Et sur les berges de la rivière aux baleines,

S'enrochent les souvenirs de ces maîtres zen,

Qui sillonnent les eaux de couleurs océanes,

En psalmodiant leurs rêves de mélomanes.



samedi 19 novembre 2022

 

Les barres parallèles…

Chapitre 7


 Des voiles qui dévoilent, et des départs salés.


Quand Rémarche eût fini d’expliquer à ses hôtes autres (ils étaient des reçus d’ailleurs) les tenants et les aboutissants de la technologie contrariante, il prit conscience dans son moi intérieur (le moi intérieur étant protégé par le toi de l'extérieur) du grand écart qu'il y avait entre les secrets qu'il ne voulait pas dévoiler et ceux qu'il avait laissé voguer toutes voiles dehors. Sa description détaillée de la technologie qui permettait de contrer le champ de faiblesse du système Amorphe, afin de voyager dans l’écrit système (et non ledit système : le non-dit n’étant pas non-écrit quand il est écriteau, avant de ne pas être dit) le surprit lui-même.


Il en avait dit bien plus qu'il ne le voulait sans se dédire : il avait donné à ses interlocuteurs extra-terrestres (de cette planète mais intra-terrestredeleurplanètequiétaitlaterre) toute l’information dont ils avaient besoin pour ne plus avoir besoin de lui. Mais quand il s’en rendit compte, il ne s’en demanda pourtant pas (de comptes) : il jugeait plus sage de se raconter des histoires que de recompter ses espoirs...


C’est bien connu (et tout aussi su) … les bons contes font les bons amis !


Les navets ayant appris tout ce qu’ils avaient besoin de savoir, eussent pu se retourner dans leur navette pour se départir de ce système, s’allant alors ailleurs. Mais ils eurent un bégaiement communautaire qui leur causa une dichotomie groupusculaire (ce qui en fit un groupuscule schismatique) quand ils constatèrent la déconfiture de leur interlocuteur extra-terrestredecesystèmequ’ilvoulaitquitter. Cet étalage de confiture eût pour effet de provoquer chez eux un dur conflit (de la conflit dure).


Ils étaient partagés en deux clans : certains qui voulaient qu’on abandonne leur hôte autre (ce recevant d’ailleurs) à son destin sans dessein, et des autres incertains qui ne souhaitaient pas que le banc donne, et que leur hôte reste comme une tartine déconfite (de sa marmelade) assis sur son banc (mais mis au ban de leur société) en train (dans une locomotive restée à la gare) de les regarder s’aller dans l’espace.


Les premiers certains firent alors remarquer que Rémarche avait l’intention de les spolier des leurs biens en les abandonnant après que la spoliation se fut devenue effective, tandis que les seconds incertains défendirent qu’il l'avait peut-être voulu, mais qu'il ne l'avait pas pu, et que maintenant il ne le pouvait plus. Car en en nez fait (par un acte de chirurgie sémantique), ce qui ne pue plus ne se peut pas non plus !


Ils eurent donc un débat tumultueux, au terme duquel les premiers s’en lavèrent les mains (et le reste de leurs personnes, ils avaient profité de ce terme pour aller aux thermes) et ce furent les deuxièmes qui s’imposèrent (mais pas sur le revenu, ils préféraient le départ au retour). Soda, en tant que représentant des deuxième classe (ils avaient été suffisamment pédagogues pour en avoir (de la classe)), proposa à Rémarche d’entamer une démarche diplomatique.


Après moult pourparlers sans parler pour ne pas s'entendre, ils s'entendirent quand même. Cependant, ils ne s'étaient pas toujours écoutés, Louis ayant dû s'absenter en quelques occasions. Il fût décidé que la navette la ferait (la navette) entre la planète et le Spartacus pour que tous et toutes puissent le rallier afin de s'aller de ce système à vitesse réduite...


Ils salèrent donc (il était temps après tous ces s'aller sans sel) tous ensemble vers de nouveaux espaces sans horizon (l'espace étant incompatible avec l’horizontalité)...



vendredi 21 octobre 2022

 

La montagne aux neiges éphémères...




Sur la montagne aux neiges éphémères,

Le vieux grimpeur cherche ses repères,

Il n'est encordé qu'à un bout de ficelle,

Pour gravir cette paroi existentielle...





Il monte et redescend bien lentement,

Il a l'âge de ses désenchantements.

Il voit la montagne tellement haute,

Qu'il en égare son cœur d'astronaute !




Pas de sherpa pour cette quête de l'Everest,

Que les jambes de sa nouvelle vieillesse.

Il trouve pourtant d'anciens sentiers,

Qu'il a cherché avec le regard des années...





Sur la cime aux neiges abandonnées,

Le vieux grimpeur s'est finalement arrêté,

Il contemple le paysage en contrebas,

Ce morceau d'éternité qui ne durera pas...

lundi 26 septembre 2022

 Croque Vie : Sacré-Coeur, été 2022


Au centre-village de Cœur Sacré,

La grise Église des temps consacrés,

A souvenir des dévots assemblés,

Sur son perron aujourd’hui délaissé…













Si les derniers fidèles, en ces jours d’impiétés,

Font leurs prières sur l’anse enroché,

Là où se perdent les méandres du Saguenay…

Il ne restera que des pêcheurs sans péché,

Pour recueillir les morues sans spiritualité,

De ce Fjord au cœur toujours enserré,

Dans des paysages aux accents sacrés…




vendredi 16 septembre 2022

 

Les barres parallèles…

Chapitre 6

 

 Des subterfuges licencieux, et des scientifiques rougeoyants.

 


Pour rencontrer les Spartakiens, Rémarche s’était habillé en scientifique. Il en avait revêtu la peau (il se l’était imposé) lors de son réveil. Sur cette planète aux permutations corporelles quotidiennes, il était permis de choisir son incarnation du jour si on occupait un métier spécialisé : la stabilité dans ces corps de métier était privilégiée, afin que les corps au travail aillent dans les bons quarts de travail.

 

Lorsqu’ils avaient découvert l’arrivée prochaine des Spartakiens dans le système, les supérieurs hiérarchiques et étagers (ils avaient leur bureau un étage plus haut) de Rémarche l’avaient enjoint subterfuger (le verbe n’existant pas, il me fallut user d’un subterfuge licencieux littérairement pour l’utiliser) ces nouveaux-venus.

 

La démarche de Rémarche (auprès des Spartakiens en marche pour trouver une solution rythmique aux problèmes de lenteur endémique de ce système solaire sans salaire temporel (de sa réalité issus du champ de faiblesse dans lequel il baignait, par la lenteur qui y prédominait, le temps n’y était vraiment pas de l’argent : les heures y étant trois fois plus longues, leur rémunération alors (alors à l’heure de tout à l’heure) atteignait des bas-fonds qui leur donnaient une nature quasi inexistante))  était une marche militaire : le pas avait été donné par les officiers de l’Armée du salut (armée susnommée en raison du salut qu’ils feraient aux habitants du système quand ils allaient le quitter).

 

Le subterfugeur (licencié par la poésie) les reçut donc dans son laboratoire secret qui avait pignon sur rue (c’était un secret mal gardé, mais bien regardé) au centre-ville. En conséquence de cette secrète visibilité, ils n’eurent pas de difficulté à trouver ce labo secrétant. Un néon clignotant et clinquant au-dessus de la porte en indiquait l’entrée ; Laboratoire secret, entrée secrète. Chut !

 

Devant cet incitatif au silence, ils entrèrent muettement dans les bureaux où les attendait le faux scientifique réellement militaire qui ne portait pas l’uniforme de l’un mais les habits de l’autre. Rémarche étant d’une race humanoïde, peu de chose le différenciait des hominidés venus le rencontrer, si ce n’était ses avant-bras et ses mains qui étaient d’une couleur rouge gêné (il tenait ce rouge de ses gênes, et non de sa gêne d’être un subterfugiste (une licence de peau éthique douteuse)). 

 


-Bonjour, leur secréta-t-il (preuve étant que le labo secret ne secrétait pas que des cachotteries, il secrétait également des banalités) à leur entrée dans son faux laboratoire véritablement piège. Bienvenue ici. Je suis content de vous recevoir, d’autant plus que je vous crois être des habitants de cette planète, et pas du tout des étranges venus d’ailleurs qui possèdent d’une navette que nous pourrions vous subtiliser subtilement afin de nous enfuir d’ici grâce à la technologie contrariante que nous avons développé depuis que nous sommes pris ici…

 

Rémarche se demanda si ses paroles n’avaient pas dépassé quelque peu sa pensée, ce qui n’avait rien de surprenant dans ce système où le temps était doublement relatif : ses habitants pensaient à ce qu’ils disaient, mais seulement après l’avoir dit. Soda avait été avisé par Hal de ce phénomène de pensée inédite (la pensée qui n’est dite qu’à sa suite). Il avait donc pensé à ce qu’il dirait quelques heures auparavant afin de laisser à sa pensée le temps de se rendre à sa parole, et éviter qu’elle ne la dépense (la parole qui n’est pas dépassée ne dépense pas la pensée).

 

-Je suis heureux d’entendre cela. Si vous m’expliquiez ce qu’il en est de cette technologie…

 

Ce que fit Rémarche sans pansement (une pensée où la poésie est licenciée). Quand ses paroles se réfléchirent dans le miroir de son esprit, il était trop tard pour les retenir, elles s’étaient déjà envolées de son cerveau lent…

samedi 23 juillet 2022

 

Les oiseaux du Bar de la Mer…


 Les oiseaux au Bar de la Mer,

Réclament à grand cri un dernier ver.

Ce sont des mouettes pas si rieuses,

Ces volatiles d’identités douteuses…[1]

 






Au buffet d’un tout-exclus mal climatisé,

Ils recueillent les fruits de l’amer pollué,

Ils sont les clients de privilèges hasardeux,

De ces hôtes du climat chaleureux…

 




Sur les plages aux coquillages plastifiés,

Où vont et viennent les vagues marées,

Ils se prélassent les ailes alanguies,

Ces touristes sans frontières ni pays.

 




De l’hôtel aux rivages éphémères,

Les oiseaux repartiront un soir d’hiver,

Il ne restera de leur passage d’estivants,

Que des plumes emportées par le vent…



[1] Mouettes, ou goélands ?